Je suis l’aînée d’une fratrie de 3. J’ai un frère et une sœur plus jeune.
Enfants, nous étions souvent à couteaux tirés. J’ai encore le souvenir de colères mémorables de ma mère qui n’en pouvait plus de nous dire d’arrêter de nous disputer, de nous battre.
A côté de ça, j’étais hyper protectrice avec eux. Je les ai pouponnés bébés, je les défendais à l’école et même encore maintenant, j’ai du mal à voir ma sœur comme une adulte de plus de 25 ans.

Depuis d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours dit que j’aurais plusieurs enfants. Au moins 3.

Je rêvais devant la famille Ingalls et sa fratrie si unie, si soudée.

J’ai 3 enfants. Gremlins avait 9 mois quand je suis tombée enceinte de Schtroumpfette, 17 mois quand elle est née. 2 ans plus tard, quasi jour pour jour, Tisinge a rejoint mes deux grands.

Schtroumpfette est grande, presque autant que son frère. 17 mois les séparent et pourtant, souvent, les gens les pensent jumeaux.

Et nous sommes loin de la famille Ingalls. Très souvent, trop souvent je suis à bout d’avoir l’impression de passer mon temps à leur dire d’arrêter de se disputer, de se battre….

J’ai l’impression qu’ils ne se supportent pas entre eux, et pourtant, parfois, il y a ces moments de grâce où ils sont solidaires, ou ils jouent ensemble.

Mais ces moments-là sont bien moins nombreux que les autres et je trouve ça désespérant, je dois l’avouer.
Dans ces cas-là, je me demande souvent s’il n’y a pas un truc que j’ai loupé pour qu’ils soient ainsi entre eux, même si je sais pertinemment que c’est souvent ainsi dans les fratries.

Ils ont chacun leur petit caractère, leurs spécificités, et pourtant, je trouve que ça colle parfaitement à leur place dans la fratrie, si on écoute les psys.

Gremlins, l’aîné, est le plus calme, le plus posé. Il est plutôt bosseur et cherche toujours à nous contenter, se mettant une pression monstre, alors que nous ne lui demandons rien.
Il est aussi le plus responsable des trois. On dirait déjà un adulte, parfois. Je dois souvent me remettre en question pour éviter de lui donner des responsabilités trop lourdes pour lui, alors qu’il ne s’en plaindrait pas par ailleurs…

Schtroumpfette a du mal à savoir où se situer. Seule fille, enfant du milieu, elle oscille entre comportement de grande fille et régression. Elle est loin d’être idiote, malgré son « handicap » et sait très bien manipuler les gens. Et c’est une sacrée comédienne en plus d’être une belle coquine.
Tisinge, lui, c’est le fonceur. Toujours courant, toujours remuant, il part tête la première sans se soucier des conséquences. Il est très intelligent et très filou. Parfois trop, ce qui m’inquiète tant j’ai peur qu’il ne se calme pas et qu’il finisse par devenir un ado puis un adulte difficile.
Il sait très bien jouer sur sa place de benjamin pour manipuler son monde. Mais être le dernier ne lui plaît pas. Il aimerait toujours être plus grand, savoir déjà tout faire.
J’ai parfois l’impression dérangeante qu’il n’a jamais été un « bébé », tant il s’est pressé de grandir et d’évoluer. Et ça m’attriste pour lui, car j’ai peur qu’il finisse par regretter d’avoir tant voulu se dépêcher.

Gremlins est l’enfant qui me ressemble le plus, j’ai l’impression. A son âge, j’étais aussi rêveuse, tête en l’air et bavarde. J’aimais être dans ma bulle, à l’écart du monde, tout en restant à sa marge.

Tisinge a mon caractère de cochon d’enfant, dixit ma mère. Comme lui, j’étais casse-cou, toujours à foncer.

Schtroumpfette est la seule des trois pour laquelle je ne trouve pas vraiment de points communs, ce qui est assez perturbant. Aussi, je suis soulagée quand on me dit qu’elle me ressemble…

Le plus drôle, avec eux, c’est que bien qu’ils ne cessent de se disputer, de me dire qu’ils regrettent d’avoir des frères et sœurs, il ne se passe pas une semaine sans qu’ils me parlent d’avoir un petit frère ou une petite sœur.

Si l’idée est plaisante, j’avoue tout de même que ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Déjà à cause de mon statut de célibataire mais surtout parce que je galère déjà bien assez avec leurs différents suivis, je ne suis donc pas sure de pouvoir avoir les épaules pour gérer un bébé en plus de tout cela. Mais « ne jamais dire jamais », on verra ce que me réserve l’avenir !

Même s’ils me rendent souvent chèvres, j’adore les voir évoluer ensemble. Chacun apporte une pierre à l’édifice dont j’ai construit les bases. Et j’ai hâte de voir comment ils vont continuer à bâtir notre construction familiale, l’améliorer, la changer, la faire dévier.
Si notre famille était une maison à imaginer, j’imagine qu’elle partirait dans tous les sens, et j’avoue que j’aimerais bien voir à quoi elle ressemble de l’extérieur !

macaron-rdv-education

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