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Les devoirs, c’est comme la potion magique, on tombe dedans qu’en on est petit.

Ici, les devoirs, c’est depuis presque deux ans maintenant, depuis que mon aîné est entré au CP.

Un rappel de la loi, tout d’abord : les devoirs écrits sont interdits. Et doivent prendre normalement moins de 15-20 min le soir à un enfant.

Dans la réalité, j’ai découvert que les parents fustigent les enseignants qui ne donnent pas de devoirs. Mais aussi ceux qui en donnent.

Perso, je suis contre les devoirs. Relire éventuellement la leçon, oui. Le reste…
Pour moi, c’est comme demander à un adulte de se remettre au boulot une fois sa journée de travail fini.
Et puis, les enfants passent déjà bien du temps à apprendre à l’école, en sortant à 16h30/16h45, sachant qu’à 20h, ils sont sur le point d’aller au lit, je considère que les 2h de temps qu’ils ont avant la routine bain-repas-coucher doit leur être totalement libre de tout apprentissage scolaire, pour se défouler, décompresser.

Bref, tu l’auras compris, les devoirs, ça me saoule.
Bon, clairement, mes enfants n’ont aucune difficulté scolaire, ça aide aussi, j’imagine !

Donc, en CP, les 1ers devoirs de Gremlins sont en général une poésie à apprendre, une leçon à relire. Et souvent, aussi, quelques mots à ré-écrire, des petites additions à faire.
En gros, chaque soir (et encore), en 15 min, c’était plié.
Sauf que non, en fait.

Parce que les devoirs sont vite devenus un enfer avec mon grand.
Parce qu’il est hyper perfectionniste. Et qu’il a une peur panique de l’échec.
Courant octobre, nous en étions à un point où le simple fait de lui demander d’aller chercher son cahier de texte le faisait pleurer direct.

Sachant que j’avais deux autres enfants à gérer derrière, le repas à préparer en attendant l’arrivée de Ex et ma journée de boulot dans les pattes, autant te dire que je n’étais pas bien réceptive à sa peur panique « J’y arriverais jamais », « Je suis trop nulle », « je saurais jamais le faire ».

Un peu flippé quand même, j’ai pris un rendez-vous avec son enseignant pour lui faire part de ce problème. Et là, surprise « Mais Gremlins est un des meilleurs élèves de sa classe, il comprend tout tout de suite, et je suis même obligé de le punir pour qu’il ne souffle pas aux autres ! »

OK….. Il ne me prendrait pas un peu pour une bille, le garçon ?

Un peu agacée, je perds patience. Et fini par ne plus faire les devoirs, en disant à mon fils « Ben, tu expliqueras à M. P. pourquoi tu n’as pas fait tes devoirs, on est bien d’accord !? »

Mais très vite, ça m’a aussi agacée. Parce que, mince, les devoirs, c’est pour tout le monde pareil. Et du coup, rebelote, les pleurs dès l’ouverture du cartable, l’énervement, les soirées qui finissent sous tension…

Le miracle, ce fut de trouver une association qui faisait de l’aide aux devoirs. Du jour où j’ai décidé de l’inscrire deux fois par semaine pour qu’il les fasse là-bas, même si ça m’obligeait à un aller-retour de plus le soir, ce fut l’accalmie.
Non seulement il n’a jamais osé faire ses « scènes » là-bas mais en plus, effet de groupe, il s’est totalement autonomisé sur les devoirs.

Depuis cette année, j’ai désormais deux enfants en élémentaire. Deux enfants avec des devoirs.
Si, en CE1, la maîtresse donne des devoirs tous les soirs, en CP, c’est beaucoup moins.
Et j’ai l’énorme chance que mes enfants les fassent seuls !

Gremlins lit les mots, apprend ses poésies, ses tables de multiplications seul dans sa chambre. Puis vient me voir avec ses cahiers pour que je vérifie que c’est bien appris.
S’il n’y a que de la lecture, je ne vérifie même pas, je lui fais confiance et il apprécie. Et pour l’instant, je n’ai pas à regretté cette façon de faire. Ça roule, il a les meilleurs résultats dans sa classe apparemment. Il aurait même, d’après son enseignante, trop de facilité, ce qui le fait devenir un peu tête en l’air….

Quand à Schtroumpfette, les devoirs ne sont jamais écrits pour le moment. Ce n’est que de la lecture. D’un texte, de mots. De temps en temps, mais très rarement, une poésie.
Elle se mets sur la table du salon, et pendant que je débarrasse la table du goûter, me fait la lecture à voix haute.
Ses devoirs doivent nous prendre 5 min à tout casser.

Bon, je dois aussi avoir énormément de chance car la majorité des poésies à apprendre, elle les a… quand elle est chez son père ! Pratique ^^

En général, dès le début de l’année, je prends un temps pour rencontrer les enseignants de mes enfants et je suis bien claire avec eux : si les devoirs me demandent plus de 10 min le soir, ils ne seront pas fait.

Avec 3 enfants, je n’ai pas le temps de passer 30 min avec chacun d’eux pour que les apprentissages soient faits. C’est censé être fait à l’école, le soir, c’est là juste pour relire vite fait et se remettre en tête, point.

L’an passé, quand il y avait des devoirs écrits, nous ne les faisions pas. Les quelques additions ne me posaient pas de soucis.
Les lignes de mots ou de phrases, avec un loulou qui avait du mal avec l’écriture, si.
Parce qu’un mot lui prenait plusieurs minutes. Et s’il y avait une dizaine de mots, cela pouvait nous prendre plus de 30 min pour que ce soit lisible et non bâclé.

Pour moi, je ne suis pas là pour pallier aux profs.
Refaire un point rapide le soir, relire la leçon, OK. Cela me permet de savoir aussi où ils en sont.
Refaire quasi toute la leçon chez moi et devoir me transformer en enseignante le soir alors que les deux autres font ce qu’ils peuvent (bruyamment) pour attirer l’attention, que le repas doit être préparé… non.

Et surtout, si je vois que l’ambiance est tendue, l’enfant buté, je laisse tomber. Je n’ai pas envie de passer une soirée sur les dents parce que nous nous serions pris la tête avec les devoirs.
Par contre, je suis leurs progrès. J’en discute régulièrement avec leurs enseignants. Et si je détecte une faiblesse, on y travaille à la maison.
Car ils le savent : ils veulent que je les laisse faire et que je leur fasse confiance, certes.
Mais s’ils se mettent à avoir des difficultés dans une matière, stop. On reprend les choses ensemble et ils savent qu’ils auront du travail en plus à faire à la maison pour rattraper leurs lacunes.
C’est ainsi que Gremlins a eu, pendant un temps, l’obligation de tenir un journal quotidien.
Son écriture était très, très moche, presque illisible. Le fait de devoir, le soir, réfléchir avec moi à ce qu’il devrait écrire de sa journée lui a permis de structurer sa pensée, d’apprendre à faire une narration mais aussi, à devoir écrire, et à prendre son temps et se concentrer pour que ce soit lisible.
Il était un peu lassé de cela, qu’il ne faisait pas toujours de gaieté de cœur. Mais cela a payé. Son écriture, même si elle reste parfois très moyenne, est très belle quand il en fait l’effort.
Et il sait faire des phrases complètes, construire sur papier. Même si bourrées de fautes d’orthographe et surtout en phonétique.

Schtroumpfette, elle, a du me lire un chapitre chaque soir d’un livre. Parce que la lecture à haute voix est difficile pour elle, vu son trouble du langage. J’ai donc, avec l’accord de son orthophoniste, décidé de l’obliger à lire plus que ses autres camarades pour l’aider à repérer les mots ou sons qui pêchent et avoir une phrasé plus compréhensible.
Même si le langage reste difficile, ce n’est plus, à la lecture, un mélange incompréhensible.

Tisinge, lui, en moyenne section, ne faisait pas les exercices de graphisme que la maîtresse lui demandait.
Nous avons donc décidés que tout exercices non fait à l’école serait fait… à la maison. Sachant que je suis beaucoup plus dure que sa maîtresse, n’hésitant pas à chiffonner ou jeter une feuille si je juge qu’il a bâclé son travail.
Le fait de s’en rendre compte, et de voir qu’il perdait du temps pour faire autre chose le soir l’a remis à sa place. Depuis, les exercices sont faits, et avec assez de soins pour que je ne m’en mêle plus.

En gros, chez moi, les devoirs ne sont pas les bienvenus. Ils ne sont nécessaires qu’en cas de retard ou problème de l’enfant avec une notion. Le reste du temps, ça me saoule plutôt….
Nous les faisons (ou pas, parfois) parce que je veux qu’ils comprennent qu’ils doivent faire ce que leurs enseignants leur demandent. Mais c’est tout. Si je peux les éviter, je le fais.
Et finalement, on ne s’en porte pas plus mal !

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