babysitter quand on est seule

Chercher une babysitter quand on est seule

Je m’appelle Claire, j’ai 36 ans, et je vis à Lyon avec mes deux enfants, Emma qui a 6 ans et Luc qui vient d’avoir 9 ans.

Mon mari était fan de StarWars et de sports extrêmes. Il est décédé il y a trois ans. Il faisait régulièrement du parachute. Un dimanche il est parti comme souvent pour aller sauter. Mais c’est sur la route du retour qu’il a eu un accident. Presque bête. En descendant une route de montagne, il a fait une sortie. La voiture a chuté de 50m. Ma vie, notre vie, a basculé. En une seconde, c’est tout ce qu’on a construit en plusieurs années qui s’est écroulé. Et très vite il a fallu s’organiser parce qu’on doit continuer à vivre malgré la peine.

Au-delà du deuil, il a fallu tout réapprendre. Gérer seule le quotidien, le travail, les enfants, les devoirs, les rendez-vous médicaux, les soirées sans fin… Et au milieu de tout ça, une question : comment faire garder mes enfants quand je ne peux pas être partout à la fois ?

Les débuts : la culpabilité et la peur

Je ne connaissais rien à la garde d’enfants.

Avant, c’était mon mari Micka, qui s’en occupait quand je devais rentrer tard du travail. Les enfants étaient avec leur papa, et je ne me posais pas de questions.

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Mais seule, tout a changé. La première fois que j’ai cherché une babysitter, j’avais une boule au ventre. Je culpabilisais à l’idée de « confier » mes enfants à une inconnue. Et en même temps, j’étais épuisée. Je savais que je ne pouvais pas continuer à courir partout sans aide.

Les premières tentatives : beaucoup de déceptions

J’ai commencé par les sites d’annonces.

Les profils semblaient parfaits. Photos souriantes, descriptions rassurantes, notations avec plein d’étoiles, expériences en pagaille…

Mais la réalité, c’était autre chose. Une babysitter est arrivée avec une heure de retard, sans prévenir.

Une autre a annulé le jour même, prétextant un imprévu.

Une troisième, adorable au premier abord, a passé plus de temps sur son téléphone qu’à jouer avec les enfants.

À chaque déception, la confiance s’effritait un peu plus. Et à chaque tentative, mes enfants perdaient un peu de leur sérénité : Maman, c’est qui encore celle-là ? me demandait Emma, avec un petit air méfiant qui me brisait le cœur.

L’angoisse du choix

Trouver une babysitter, ce n’est pas seulement une question de pratique. C’est une question de confiance.

On invite quelqu’un dans son intimité, on lui confie ce qu’on a de plus précieux.

Et quand on est seule, cette responsabilité pèse encore plus lourd.

Lors d’une soirée où j’avais enfin réussi à sortir dîner avec une amie. J’avais trouvé une jeune fille recommandée par une connaissance. Tout s’était bien passé en apparence… jusqu’à ce que je rentre et découvre que les enfants n’avaient pas mangé. Elle avait « oublié ».

Ce soir-là, j’ai pleuré. Pas seulement à cause du repas non servi. Mais parce que je me suis sentie seule, impuissante, épuisée.

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L’apprentissage de la patience

Au fil du temps, j’ai compris que trouver la bonne personne prend du temps. Qu’il fallait poser des questions, observer, écouter son instinct. J’ai appris à demander des références, à échanger directement avec les babysitters avant de leur confier les enfants. J’ai aussi compris que certaines jeunes filles, même sans grande expérience, pouvaient être d’une bienveillance et d’une douceur incroyables.

Petit à petit, j’ai cessé de chercher la perfection. Je voulais simplement quelqu’un de présent, fiable, et sincère.

Une rencontre qui a tout changé

Et puis, un jour, une amie m’a parlé d’une agence de babysitting. J’ai demandé un devis et j’ai été recontacté en moins d’une heure par une charmante jeune femme. Elle m’a bien expliqué le fonctionnement, le financement de la CAF. Et quelques jours après elle m’a présenté Amandine (au milieu sur la photo ci-dessous), une étudiante en école d’infirmière qui cherchait des gardes régulières.

babysitter quand on est seule

Dès le premier rendez-vous, j’ai senti quelque chose de différent. Pas de discours formaté, pas de faux-semblant. Juste une jeune femme attentionnée, qui posait les bonnes questions : « À quelle heure ils dînent ? Qu’est-ce qui les rassure quand ils ont peur ? »

Les enfants l’ont tout de suite adorée. Et moi, pour la première fois depuis longtemps, j’ai pu respirer. Je savais qu’en rentrant du travail, la maison serait calme, les devoirs faits, et les enfants heureux.

Aujourd’hui : la sérénité retrouvée

Cela fait maintenant deux ans et demi qu’Amandine garde mes enfants. Elle fait presque partie de la famille. Des fois elle reste quelques minutes en plus juste à discuter avec moi.

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Elle m’a redonné confiance en l’aide extérieure, mais surtout, elle m’a permis de retrouver un équilibre de vie. Je me sens moins coupable, moins stressée, et mes enfants aussi sont plus épanouis. Ils ont compris qu’avoir une babysitter, ce n’est pas être « abandonné », c’est simplement avoir quelqu’un de plus dans leur vie pour les accompagner.

Ce que j’aimerais dire à toutes les mamans seules

Chercher une babysitter, c’est difficile. Surtout quand on a été blessée, trahie, ou quand la vie nous a déjà tout pris. Mais il existe des personnes formidables, passionnées, et profondément humaines. Il faut oser chercher, oser se tromper, et surtout, ne pas renoncer. Parce qu’au bout du chemin, il y a un peu de paix. Et croyez-moi, quand on élève ses enfants seule, la paix du soir, c’est un trésor.

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