Cette semaine, nous avons encore deux thèmes bien distincts pour l’écrit et pour le défi.

Pour le défi, le thème est « Savoir pardonner »

S04

J’ai essayé de remplir tous les défis :

1 – J’ai donc choisi 4 citations de Gandhi qui m’ont particulièrement touchées :

    • Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
    • Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.
    • La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais.
    • Un pas à la fois me suffit.

2 – J’ai rempli la fiche de pardon qu’elle m’a proposée mais ce fut compliqué. Je ne suis pas foncièrement rancunière, bien au contraire. J’oublie les offenses aussi vite que j’oublie ce que j’ai pu manger le midi. Très vite.
Je me suis retourné la tête à chercher pour quelle raison j’aurais besoin de remplir cette fiche.
Finalement, une seule m’est venue.

    • Pour quelles raisons suis-je en colère ? : Parce que j’ai vécu longtemps avec un sentiment de culpabilité qui ne m’appartenait pas. Parce que cela n’aurait jamais du arriver. Parce que j’en veux à mes parents d’avoir pris les choses autant à la légère et d’avoir minimisé ma souffrance. Parce que je m’en veux de n’avoir pas eu le courage de secouer les gens et de me faire reconnaître.
    • Comment faire pour ne plus souffrir de cette situation ? Peut être en parler à mes parents, bien que cela entraînera souffrances et certainement disputes. Faire des démarches pour que le coupable soit au moins inquiété, et que je n’ai plus l’impression de n’avoir rien fait.
    • Quels seraient mes mots si j’expliquais ma colère à la personne qui me l’a provoquée ? J’étais une enfant, j’avais confiance. Tu as abusé de cette confiance, tu m’as fait mal, peur, tu m’as obligé à vivre avec un secret et une culpabilité qui n’aurait jamais dû peser sur mes épaules. Tu as tué toute trace d’innocence en moi et tu l’as remplacé par la peur, le dégoût, la mésestime de moi.
      Pire, tu as nié, essayant de faire retomber ta faute sur moi. Tu était l’adulte. Tu savais que c’était mal. Comment as tu osé le faire et m’en faire porter la culpabilité ?
    • Je ne suis pas coupable parce que : j’étais une enfant. Je n’ai rien fait, rien demandé pour que ça arrive. J’aurais du être en sécurité avec toi, adulte ami. Ça n’a pas été le cas. C’est toi qui est coupable. Je suis la victime. Et pourtant, je me suis sentie coupable, sale et honteuse pendant des années. J’ai fini par comprendre que c’est toi qui devrais avoir honte !
    • Je comprends la personne qui m’a blessé parce que : Non, en fait, je ne comprends pas. Je ne comprendrais jamais qu’on puisse abuser de l’innocence et de la confiance d’un enfant. Je t’ai cherché des excuses. J’ai pensé que c’était ma faute. J’ai compris que non.
      Je ne te comprends pas, et je ne sais pas si je pourrais te pardonner. Je t’ai hais, détesté, vomis. J’ai eu envie de te faire mal, de crier au monde le monstre que tu es. J’en suis revenue.
      Je n’éprouve plus que pour toi de la pitié. Je ne sais pas ce qu’il t’est passé par la tête. J’aurais apparemment était la seule. Je l’espère. Parce que je pourrais alors me dire que ce n’était pas de chance, que c’était peut être un coup de folie passagère.
      J’ai pitié de toi et de l’homme que tu crois être. Tu est faible et lâche. On ne peut haïr un faible….

3 – J’ai été prête à entamer le dialogue avec cet homme. J’attendais une reconnaissance du mal qu’il m’avait fait, peut être des excuses.
Il a essayé de me faire passer pour une menteuse, de minimiser, puis de se faire passer pour une victime.
J’ai fini par couper totalement les ponts, le menaçant de poursuites s’il ré-apparaissait dans ma vie un jour.
J’ai fait une sorte de deuil de ce que j’ai perdu et de ce que ça a entraîné. Je mérite bien mieux que des mensonges. Des excuses données à contrecoeur.
Je ne ressens plus rien, ni haine, ni dégoût, ni envie de vengeance. Je voudrais juste pouvoir non pas oublier mais réussir à avoir l’impression d’avoir fait ce que je devais, et pouvoir enfin ne plus y penser avec dépit.

 


Pour la partie écrit, le thème était « Ceci est un message personnel ».

Là encore, j’ai hésité. Puis j’ai trouvé.

Mon Cricri ^^

Bientôt 20 ans qu’on se connaît. Une amitié qui a été mêlée de sentiments ambivalents, d’un côté comme de l’autre je pense.

Je savais qu’être amie avec toi ne serait pas de tout repos. Toi et ton humour parfois limite, ton caractère, tes souffrances intérieurs.
Je savais également que je devrais être le pilier de cette amitié.

Tu m’en as fait la réflexion, il y a peu. T’excusant de n’avoir pas été à la hauteur, me disant qu’heureusement, j’avais été là, toujours.

Tu n’as pas d’excuses à me faire. Tu ne seras jamais le mec qui m’appelle régulièrement, soit. Cela n’empêche rien. Car je sais aussi que même si les contacts entre nous sont rares, l’amitié, elle est sincère, et que tu seras toujours là pour moi en cas de problème. Comme je l’ai été pour toi et le serait toujours, et tu le sais.

J’ai souri et ri avec toi. J’ai eu peur pour toi. J’ai pleuré pour toi.

Tu vaux tellement mieux que ce que la vie t’as offert, et mieux que l’image que tu as de toi même.

Tu as retrouvé l’amour. Pas avec moi. J’aurais voulu pourtant, et en même temps, c’est ambigu, ça m’aurait effrayé.
Tu vas te marier. L’annonce m’a mis un coup au cœur.
Devoir te partager avec une autre qui sera sérieusement dans ta vie. Devoir cacher mes sentiments ambivalents au fond de mon cœur pour ne pas nuire à ton bonheur.

Mais je suis heureuse pour toi, crois moi. Tu le sais, comme tu sais, au fond de toi, chaque mot que je viens d’écrire. Je te les ai souvent dit ou sous-entendus.

Je t’aime mon cricri. Tu le sais. Reste toi, ne m’oublie pas.

Ta vanou !

PS : il te reste 4 mois pour changer d’avis et m’épouser, je t’attends, tu le sais. Et je continuerais à te taquiner là-dessus jusqu’au jour J, compte sur moi. C’est aussi pour ça que tu m’aimes, non ?

10 réponses à to “Une année de bienveillance #4”

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