(Attention, billet très long. Désolée pour la tartine!)

Quand on a une famille, et encore plus une famille nombreuse (et même sans ça), on cherche toujours le bon plan permettant d’économiser au maximum, ou permettant d’améliorer notre quotidien sans plomber, le budget.

Dans mon propre cas, mon budget est plus que restreint. Au chômage depuis près de deux ans malgré les milliers de CV envoyés, je suis même depuis peu au RSA. Autant te dire que mon budget est serré et géré au millimètre près pour éviter la banqueroute.

Malgré tout, j’essaye quand même de nous faire plaisir de temps en temps, parce que je ne veux pas vivre dans la restriction et dans la frustration tout le temps.

Aussi, je suis devenue une pro du dénichage de bons plans.

bonplan

En cela, le blog m’a aussi pas mal aidé, je l’avoue. Depuis peu, j’ai plusieurs partenariats en cours qui me permettent d’éviter certaines dépenses, voir même d’avoir des choses que je n’aurais jamais achetés sans cela.

Soyons honnête : oui, avec 3 enfants, je touche des allocations familiales. Elles me permettent effectivement de m’en sortir à peu près financièrement.
Mais cela reste une aide, et non le pactole, comme je peux le lire souvent.
On entends beaucoup de gens se plaindre des multiples aides données aux chômeurs et aux familles. Mouais… Faut savoir que ces aides sont sous conditions, souvent drastiques. Et que cela dépend des régions.

Dernièrement, on a beaucoup parlé de l’ARS et de la façon dont elle était dépensée par les parents. Alors je vais y revenir un instant pour mettre les choses au clair : cela ne regarde personne comment l’ARS est dépensée par les parents. A partir du moment où les enfants ont des habits, un cartable et de la nourriture sur la table.
Pour ma part, je n’attends pas l’ARS pour acheter vêtements et fournitures. Car je trouve qu’elle est versée trop tardivement.
Fin août, les fournitures sont déjà plus limitées et surtout, il m’aurait paru plus intelligent de la donner plus tôt, afin que les parents la touchent avant ou pendant les soldes, histoire de faire quelques économies.

Du coup, j’achète vêtements, affaires et autres pendant les soldes, mettant mon budget un peu à mal. Et finalement, l’ARS me permet de retrouver une situation financière saine.

Et si des parents en profite pour racheter une télé, un ordinateur, j’ai envie de dire ET ALORS ?
Qui vous dit qu’ils n’ont pas achetés ce qu’il faut pour leurs enfants avant ?

Bref, passons.

Pour trouver des bons plans, pas de mystères, il faut se bouger, chercher, se renseigner.

Pour cela, internet est une mine d’or.
Je ne peux également que vous conseillez d’aller voir du côté des mairies et des CCAS, des maisons de quartiers, des associations…

Maintenant, je vais vous parler des aides qu’on peut trouver ici, chez moi, à Angers.
Certaines sont sûrement départementales, régionales ou nationales, mais cela vous donne une idée.

Déjà, la CAF peut, comme dit dans d’autres billets, vous aider si vous avez des soucis financiers.
Dans mon cas, lors de mon départ de chez mon ex, je n’avais rien. Et pas vraiment de revenus me permettant d’acheter tout ce que j’avais besoin.
La CAF propose des prêts mobiliers et électroménagers. Entre 800 et 1000 € en général, selon les régions. C’est un prêt à 0%, remboursable par petites mensualités prélevées directement sur les allocations familiales.
Attention, ce prêt ne permet pas de faire des folies. Les choses pouvant être achetées sont listées voir conditionnées (par ex, pour un lave-vaisselle, il faut avoir au moins 3 enfants).
Les magasins sont aussi imposés.
Et vous ne pourrez pas acheter de l’occasion, par exemple.

Pour moi, cela m’a permis de m’équiper en électroménager. Un souci en moins.

La CAF propose d’autres aides financières également, dont un prêt d’honneur qui peut aller jusqu’à 3000 €. Là encore, il y a des conditions draconiennes et vous devrez rembourser.
Tout comme l’aide pour payer la caution de votre logement.

Ces deux dernières aides peuvent être aussi proposés par le CCAS de votre mairie.

A Angers, le CCAS propose pas mal de petites choses. Un tour par chez eux et on découvre des aides et idées vraiment sympas.

C’est ainsi que j’ai découvert que grâce à mon QF très bas, je pouvais bénéficier de paniers de légumes à un coût modique.
Tous les jeudis, je récupère donc un panier de légumes et/ou fruits d’environs 8kg pour 2,60€.
Les aliments sont d’une qualité correcte, et avec 3 enfants, j’ai même le droit à 2 paniers.
En général, cela me suffit pour ne pas avoir à racheter des légumes, à moins d’une envie vraiment pressante (on est des fans de radis.. J’ai honte ^^ )

J’ai aussi une aide à la pratique sportive, qui prend en charge une partie de l’inscription pour l’année, une aide à la cantine….

Les maisons de quartiers proposent également pas mal de trucs vraiment intéressants.
Des activités culturelles et sportives à l’année à des prix attractifs, des sorties, des séjours. Le tout souvent basé sur le QF niveau tarif.
C’est ainsi que j’ai pu emmener les enfants au zoo de la Flèche pour 32€ en tout, transport compris.

Certaines aides sont données aussi à des cas particuliers. Ayant une enfant reconnue avec handicap, j’ai par exemple le droit à 30h d’aide par an, via une association de service à la personne, pour un prix médiocre (2€/h)
Cette aide est mise en place pour permettre au parent de se délester un peu de leurs soucis pendant quelques heures, et de les aider à mieux gérer le handicap dans la vie quotidienne.
Ça peut être des heures de ménage, de baby-sitting.
Pour ma part, je m’en sers pour faire garder les enfants quand j’ai des rendez-vous importants (médicaux, souvent) ou quand je dois emmener un des enfants à un suivi et que je n’ai pas d’autres solutions de garde.
Dans quelques jours, cette aide va aussi me servir à m’aider à mon retour d’hospitalisation pour faire un peu de ménage à la maison, puisque mes bras devront ne pas être trop utilisés pendant une dizaine de jours.

Niveau transport, il y a aussi des aides pour différents publics : famille nombreuse, minimums sociaux.
A Paris, je sais qu’il peut y avoir même une gratuité.
Sur Angers, les demandeurs d’emplois ont un abonnement à un petit tarif (6€ le mois environs contre plus de 20€ en temps normal)
Mon QF me permet aussi de bénéficier de réduction sur les abonnements des enfants, et j’ai aussi un tarif dégressif selon le nombre d’enfant (en gros, je paye 15€ pour le grand, 6€ pour Schtroumpfette, pour le mois)
Ce n’est pas négligeable car le coût des cartes de bus est souvent un poste important dans un budget familial.

J’use et abuse des discounters. Je vais chaque semaine à Noz ou à Coups sur coups (même style que Noz) pour voir ce qu’ils proposent.
Souvent, ils proposent même de la nourriture dont la date d’expiration est dépassée ou bientôt dépassée.
Je viens d’acheter des lapins Kinder de Noël pour 0,99€ centimes le lapin, ou des céréales Trésors pour 1€ le paquet. Cela parce que la date limite est dépassée, alors que ce sont des produits qui ne sont pas dangereux à manger même après…

Pour les jouets, ils font aussi des prix. Et je n’oublie jamais, quand je passe à côté du Toys’r’us, d’aller jeter un coup d’œil au rayon « Promo »
Chez nous, ils y mettent les jeux et jouets avec un souci.
Bon, clairement, certains jouets sont vraiment à éviter (genre le poste de radio dont le bouton volume ne fonctionne plus)
Mais j’ai pu y acheter une grosse boite de Légo juste parce qu’il y avait un accro sur le couvercle, à 4€ la boite au lieu de 20€…
Et perso, un jouet un peu abîmé n’est pas forcément rédhibitoire. Ma fille adore son baigneur que j’ai acheté 80% moins cher parce que… la tétine fournit avait disparue ! ^^
Bref, il y a des bonnes affaires à faire dans ce rayons (mais je sais que tous les Toys ne le proposent pas)

Pour les sorties, là, il faut vraiment fouiner. Bien souvent, on peut trouver des billets moins chers sur le net.
Il y a aussi souvent des promos.
Et regarder sur les sites internet, dans la section tarifs, s’il y a des tarifs réduits.
On se rend ainsi compte que les familles nombreuses ont des réductions, et que certains publics ont même des gratuités.

Au château d’Angers, les demandeurs d’emploi ne payent pas, ainsi que les enfants jusqu’à 12 ou 13 ans (voir plus, j’ai un doute)
Ne payent pas non plus les personnes ayant une carte Atout, une carte gratuite à demander en mairie, pour les personnes ayant un QF en dessous de 700…

A Paris, beaucoup de musées et de lieux de visites sont gratuits pour les demandeurs d’emplois, les bénéficiaires des minimas sociaux…

Pour les courses, je planifie mes menus.
Je regarde ce que j’ai dans mes placards et je fais en conséquence. Et je n’achète ensuite que ce que j’ai besoin pour faire les recettes prévues.
Depuis que je fais ça, je n’ai plus du tout de pertes, ou presque. Et j’ai divisé par deux mon ticket de caisse.
Je rajoute seulement quelques indispensables (pâtes, jambon…)
Et je fais la majorité de mes courses en ligne. Ainsi, plus de tentations, une fois en rayons. Je n’achète que ce que j’avais prévu.
S’il y a une promo intéressante sur un article que j’ai l’habitude d’acheter mais dont je n’ai pas forcément besoin, j’achète tout de même. Mais que s’il ne s’agit de denrées impérissables.
Ainsi, j’ai un petit stock d’avance de céréales, de pâtes et de sauce tomate.

Pour me meubler, je regarde beaucoup les offres sur les sites de petites annonces, que ce soit sur Le Bon Coin ou sur Donnons.org.
Je récupère aussi parfois des trucs dans des brocantes ou, récemment, dans la rue.
Les gens jettent parfois des choses en très bon état, et ce fut le cas avec une chaise de bureau qui n’a que comme défaut d’avoir un petit accro sur l’assise.
A part ça, elle est comme neuve. Et fait le bonheur de mon grand.

Je troque, aussi. Avec des amis, de la famille. Ma tante me donne tous les habits et jouets de ces garçons, plus grands que mon aîné. Ainsi, j’ai peu de vêtements à lui acheter, et je peux me permettre quelques coups de cœur pour lui.
A mon tour, je donne vêtements et jouets, ou objets dont je n’ai plus l’utilité. A mes amis ou ma famille en priorité.
Je mets aussi des annonces ou les propose sur mes réseaux sociaux.
Et si finalement, ça ne trouve pas preneur, j’emmène chez Emmaüs.
J’évite de jeter car ça peut toujours servir à d’autres.

Pour me déplacer, j’utilise beaucoup les transports en commun, faute de voiture.
Pour les vacances, jusqu’à il y a peu, j’utilisais une fois par an le billet annuel de la SNCF.
Mais c’était jusqu’à ce que je découvre les voyages en car, bien moins chers (mais un peu plus long)
Pour revenir de Paris, j’ai payé pour nous quatre 34€ pour Paris – Angers en Car. Nous avons mis un peu plus de 4h (comme cela aurait été le cas en voiture)
Avec le train, nous n’aurions mis que 1h20 mais j’aurais dû débourser près de 100€. Une économie de près de 70%, ça ne se refuse pas.

Je compte aller à Lyon prochainement, en train, j’en aurais pour moi seule pour plus de 120€ l’aller-retour. Alors qu’en car, cela va me coûter 44€ l’aller-retour. Pour moi, il n’y a pas photo.

Il faut juste prévoir de l’occupation et surtout, prévoir ce temps en moins sur les vacances (perso, je vais partir un jour plus tôt, c’est tout!)

Avec un peu de recherche, on peut trouver facilement des astuces pour payer moins. Il suffit de se renseigner, de ne pas hésiter à aller taper aux portes, à demander aux voisins, amis…
Dans un temps où les gens ont de moins en moins d’argent et de plus en plus de choses à payer, je pense que cela devient une norme, de trouver comment payer moins.

Maintenant, avant de finir ce billet, je vais répondre à quelques personnes qui vont venir cracher leur venin en commentaire (ou qui l’ont déjà fait, d’ailleurs, ici ou sur facebook)

Oui, je suis au RSA et je ne travaille pas. Pas par choix, non.
Et donc oui, je profite des avantages que j’ai de par ma situation actuelle.
Mais je préférerais mille fois travailler.
Je n’ai jamais aimé rester à la maison, attendre que le temps passe.
Déjà, en congé parental, je ne rêvais que d’une chose : bosser.
Quand j’ai retrouvé un travail, en CDD certes, alors que Tisinge n’avait qu’un an, et qu’après calcul, je m’étais rendue compte que je perdais près de 200€ par mois financièrement à ne pas rester à la maison, je n’ai tout de même pas hésité, et j’ai été travailler.

J’ai commencé à bosser à 17 ans. J’ai cumulé les missions intérim et les boulots parfois merdiques pendant des années, sans prendre de congés, parce que j’aimais ça. Me lever le matin, prendre les transports, retrouver des collègues, me prendre la tête au travail.
Oui, ça peut paraître ironique mais ça ne l’est pas.
J’aime l’ambiance du travail, j’aime le challenge que représente certaines situations.
Et j’ai eu la chance, à quelques rares exceptions près, de bosser dans des lieux sympas, avec des boulots intéressants.

Donc, oui, actuellement, je vis au crochet de la société. Mais non. Parce que j’ai cotisé des années durant. J’ai donc le droit à ces aides, ne vous en déplaise.
Je ne vais pas baisser la tête parce que je ne trouve pas d’embauche. Je n’ai pas à avoir honte alors que j’ai parfois fait plus que bien des travailleurs, à bosser 50€ par semaine, à cumuler les boulots, sans vacances, sans me plaindre. Parce que j’aimais ça et que je me sentais bien.

Donc, si ce billet trop « profiteur » à vos yeux ne vous plaît pas, passez votre chemin et allez donc lire ailleurs. Je ne perdrais ni mon temps ni mon énergie à vous répondre. Je garde cela pour des choses qui en valent vraiment la peine : mes enfants, ma famille, mes amis, ma recherche d’emploi…

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