J’avais un peu laissé de côté le blog, et je reviens doucement.
Ma vie est assez mouvementée actuellement, un peu trop pleine parfois, et j’avais un peu perdu le goût d’écrire.

Cette semaine, j’ai longtemps hésité. Allais-je faire le défi de cette semaine ? Sous quelle forme ?
Je ne trouvais rien, et je me résignais déjà à sauter encore cette semaine et puis je me suis dis qu’après tout, j’étais déjà en train de m’investir sur plusieurs longs projets, qui me demandent un certain investissement physique et moral, dont j’ai déjà un peu parlé.

S10

Ce qui me bloquait, en fait, dans ce défi, c’était la seule condition : qu’à son issue, j’ai réussi à créer quelque chose.

Je ne voyais pas. Et puis, en fait si. Parce que créer quelque chose ne veut pas dire forcément que ce sera quelque chose de matériel ou même de quantifiable. En tout cas, c’est ainsi que j’ai décidé de voir ce défi.

Alors je vais vous parler des démarches que j’ai entamées et dont le but est de créer quelque chose d’unique : un nouveau moi. Une nouvelle Vanessa qui aura muée, changée.

Comme je l’ai déjà dit, ici ou sur facebook (j’ai un doute), j’ai commencé un suivi auprès de plusieurs personnes et structures pour aller mieux sur plusieurs points.

J’ai commencé des démarches auprès d’une association qui gère les addictions, comme j’en parle ici.

Je ne savais pas trop où cela allait me mener, je n’en espérais qu’une chose : me débarrasser de mon addiction alimentaire et à mes pulsions d’achats.

Finalement, 4 séances plus tard, ce suivi m’apporte énormément.
J’ai découvert des choses intéressantes, mis en lumière des facettes de moi que je suspectais (ou pas)…

J’ai commencé à réfléchir à beaucoup de choses, à remettre des choses en question, à me remettre en question, moi et certains de mes choix.

J’ai décidé, par exemple, d’enfin porter plainte contre l’homme qui m’a agressé sexuellement quand j’étais enfant.
Une décision que j’hésitais à prendre depuis plus de 15 ans.
Mais découvrir que cette agression était une part importante de mes fragilités actuelles, que j’y pensais encore beaucoup m’a décidé.

Je veux pouvoir clore ce chapitre, me dire que j’ai fait ce qu’il faut.

J’apprends également à m’accepter grâce à ce suivi mais aussi à celui que je fais en parallèle, un suivi post-bypass avec une matinée par mois pendant laquelle je vois un psy, une diététicienne et une coach sportif.

J’ai découvert, ou plutôt je me suis avouée que je manque énormément de confiance en moi, et surtout de bienveillance envers moi.
Je ne me passe pas grand chose, je me persuade que je ne fais jamais bien….
Bref, je m’autoflagelle, et fini par me faire du mal.
Alors, je mets en place des choses pour apprendre à m’aimer, à m’accepter. Pour prendre conscience de mes qualités, de mes traits de caractères…

Bref, un travail de longue haleine, qui passera certainement par des hauts et des bas, mais qui m’offrira surtout, sur le long terme, un bénéfice certain.

6 réponses à to “S’investir sur un long projet [une année de bienveillance]”

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