Quand l’A.S.E brise une famille [Témoignage]

Hello les gens !

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidée d’ouvrir le blog à une personne que je suis et apprécie énormément sur Twitter, Leitha GND, et qui rencontre de graves soucis avec l’Aide Sociale à l’Enfance.
De par leurs mensonges et leurs incompétences, cette maman est séparée de ces deux enfants, dont un bébé qui n’avait qu’un mois lors du placement, depuis de longs mois.

Elle a beau frapper aux portes, voir enfoncer certaines portes ouvertes, rien ne bouge alors même que les autorités compétentes ont jugés que les enfants allaient bien et que les accusations n’étaient pas fondées.

Donc, si vous pouviez partager, repartager ce billet, RT ou partager les posts sur Twitter et facebook, si vous savez comment aider ces parents, n’hésitez pas !

En attendant, j’espère, en lui ouvrant cette tribune, pouvoir apporter un peu plus de visibilité à son combat et peut-être faire assez pression sur l’A.S.E pour qu’ils arrêtent ce délire et permettent à cette famille d’être enfin réunie !

Voici donc le témoignage de  Leitha

Pour la majorité des gens, l’Aide Sociale à l’Enfance est un organisme de protection des enfants maltraités.
Mais que faire quand l’institution dérape, brise une famille et va jusqu’à ne pas obéir à un jugement rendu par un tribunal.
Mon histoire, c’est celle d’une famille brisée, de deux enfants souffrant des manquements de l’ASE et de leur mauvaise volonté, et de parents démunis après de longs mois de bataille contre cette institution qui abuse de ces droits.

Posons le décor : je suis handicapée de naissance, vis avec mon mari, que j’aime tendrement, et nous avons une fille de 6 ans.
Suite à plusieurs graves agressions, je suis censée être stérile. Je découvre donc avec surprise que je suis enceinte.
Après une période de réflexion pour savoir comment gérer tout ça, nous décidons de garder ce bébé.
Mais mon état physique oblige à un suivi technique assez pointu.

Ma première erreur est d’avoir voulu être trop honnête avec l’équipe médicale qui s’occupe de ma grossesse, en leur parlant des symptômes liés à ma pathologie et à un syndrome de stress post-traumatique.
Quand mon handicap commence à se majorer pendant le second trimestre de ma grossesse, je dois m’équiper d’un fauteuil roulant.
Puis un diabète gestationnel et un problème de foie viennent s’ajouter à la liste et mettent en danger mon bébé, ce qui m’oblige à passer le dernier trimestre de ma grossesse hospitalisée.
Et c’est là que le drame commence.

L’équipe médicale tente dans un premier temps de m’imposer un accompagnement psy que je refuse.
Ce suivi n’est pas demandé parce que je vais mal, mais au vu de mes antécédents. Or, je n’ai pas besoin de leur suivi. Plus précisément, leur suivi n’est pas adéquat avec ma réalité et je veux choisir mes intervenants.
Ce qui apparemment les vexe puisque commence des maltraitances médicales : on se moque de ma pilosité, on met en doute mes douleurs, on m’accuse de faire semblant…
Et comme j’ose rétorquer, ça ne passe pas.
Au point qu’on m’impose des contraintes sur le suivi post-accouchement pour, selon eux, que je sois ensuite tranquille à mon retour chez moi.
Entre autre, un suivi obligatoire par un service d’hospitalisation à domicile.

La seule chose que je demandais, pourtant, c’était une aide pour adapter le portage de mon bébé.
Mais cela ne sera jamais entendu ni mis en place.

De retour à la maison, alors que tout va bien, l’équipe d’hospitalisation à domicile émet un signalement contre nous, parents. Sans avertissement préalable et alors même que selon leurs écrits, tout allait bien.

Un vendredi soir, deux inconnues se présentent donc chez nous pour emmener notre bébé. Immédiatement.
Ce premier signalement, au vu des prétextes aberrants utilisés et facilement démontés, un juge vu très rapidement exige qu’on nous rende notre bébé. Après deux longues semaines perdues avec elle….

Un mois plus tard, je découvre un bleu sur la joue de ma puce. Je ne sais pas d’où il provient, mon bébé n’en souffre pas mais, ayant le besoin d’être rassurée, je fais l’erreur d’aller voir mon médecin puis de me rendre aux urgences.

Et là, le couperet tombe : vu mon dossier hospitalier, cet hématome est suspect.
Un second signalement est donc émis contre nous, et nos deux enfants placés.

Le juge pense qu’il n’y a certainement pas de problème mais au cas où, mieux vaut prendre des précautions.
Et il nous accorde des droits de visite très larges, un droit d’hébergement le week-end pour la grande et, un peu plus tard, exige la mise en place par le service gérant nos enfants une aide au portage par une psychomotricienne.
En attendant, nos enfants sont dans deux familles d’accueil différentes. Et nous découvrons que l’ASE se pense au dessus des lois et des juges, et ne respectera pas nos droits de parents, pourtant notifié sur un jugement.

En effet, les droits de visite ne sont pas respectés. Nous n’aurons le droit qu’à une visite médiatisée d’une heure par semaine pour notre bébé, quand le service ne la supprime pas pour des questions d’organisation. Avec impossibilité de sortir du service avec elle alors que le juge nous accordait ce droit.
Pour l’aînée, c’est un autre gag. On nous refusera toute visite pendant un mois, et le seul contact que nous aurons sur ce mois sera 10 min au téléphone….
Par la suite, on nous accorde royalement un hébergement tous les 15 jours avec des horaires très restreints.
Et bien entendu, ils ne feront jamais le nécessaire pour l’aide au portage pourtant ordonné par un juge.

Ces gens, qui pourtant dépendent des décisions de justices, m’ont clairement dit que « La situation était bloquée [par eux] et qu’on ne passerait donc pas à l’étape « respecter les droits de visites et d’hébergement » »
Pire, ils se comportent comme si nous n’avions plus aucun droit sur nos enfants, ne nous donnant pas d’informations sur leur santé ou leur quotidien, ou en mentant sciemment sur leur état de santé.

Le cahier de liaison pour notre bébé n’est pas utilisé, et nous n’y aurons jamais aucune réponse aux questions que nous y écrivons.
Parce que « Oh oui mais l’écrit, vous comprenez, ça aide moins à se comprendre et ça laisse des traces… »

Nous n’avons donc aucune idée des conditions de vie réelles de nos enfants, perdons tout contact parental réel avec notre bébé puisque l’heure hebdomadaire que nous passons avec elle est parasitée par des questions sur notre dossier et, pire, notre aînée commence des petits gestes d’automutilation.

Le service d’investigation, lui, émet un rapport très favorable, qui dit que les soupçons de maltraitances sont infondés.

Et pourtant, on refuse d’en prendre note et de nous rendre nos enfants.

Cela fait maintenant 4 mois que nous sommes séparés de nos enfants.
4 mois que nos filles ne se voient plus.
Nous apprenons par hasard que notre bébé va mal mais impossible de savoir ce qu’il se passe.
Mon aînée à qui je dis que je me bas pour qu’on soit tous réunis en vient à me dire que « C’est pas possible maman, tu m’as menti pour pas que je sois triste. Ou alors, se battre, même très fort, ça sert à rien. »

Actuellement, nous ne savons toujours pas quand nous pourrons récupérer nos enfants.
On nous parle de « peut-être », « éventuellement » une date d’audience nous est enfin donnée fin septembre alors que début juillet, on nous faisait miroiter un retour à domicile rapide.

En attendant, on nous empêche d’être leurs parents en faisant en sorte de rendre le droit de visite compliqué : le foyer bouscule les horaires prévus sans tenir compte du travail de mon cher et tendre, chaque déplacement pèse énormément sur notre budget à cause de jours de congés pris du jour au lendemain, le mettant en danger, sans parler des restrictions que nous impose les services sociaux en désaccord complet avec la décision du tribunal.

Alors maintenant, la seule chose qu’il me reste à actionner, en espérant que cela puisse faire pression, c’est de médiatiser notre histoire.

Tout cela nous coûte énormément, sur le plan physique, émotionnel mais également sur le plan matériel et financier.

Alors, bien malgré moi, j’ouvre une cagnotte pour nous aider à payer les frais que nous engendre les exactions de l’ASE.
Merci d’avance pour toute l’aide que vous pourrez nous apporter. Que ce soit par la diffusion massive de notre histoire, vos encouragements ou une aide pécuniaire.

Histoire d’être un peu plus transparente sur ce qui sera fait de l’argent, en plus de gérer
les frais d’avocat et de santé générés par ce carnage : payer une psychomotrcienne pour
ne plus dépendre de tiers de ce milieu malsain, mettre notre logement davantage en
adéquation avec mes difficultés techniques et les soins de jeunes enfants… Mais un mot
de soutien, une main tendue, ça vaut autant que des euros.

Leitha

  • Voici l’histoire de Leitha, que je suis depuis le début de cette histoire rocambolesque. Une histoire qui a de telles conséquences sur sa vie et celle de sa famille que je lui ai proposé de se servir du blog pour se faire entendre.

Je ne relaie quasiment jamais les cagnottes, car je suis souvent méfiante sur ceux qui les ouvrent et ce qu’il adviendra des fonds.
Mais là, je me porte caution pour elle, vous pouvez, si vous le voulez, y aller les yeux fermés.

Voici le lien vers sa cagnotte :
https://www.leetchi.com/c/proteger-les-miens-et-peut-etre-moi

Merci d’avance pour elle, et pour avoir pris le temps de la lire.
Je vous donne aussi le lien vers son compte twitter, si vous voulez aller la soutenir, la RT….

6 commentaires sur “Quand l’A.S.E brise une famille [Témoignage]”

  1. Bonjour je suis dans cette situation, jai demander de laide pour mon enfant avec handicap invisibles et jai eu droi de aux services sociaux et a une enquête et moi je vais déposer plainte

  2. Bonjour Madame « mère débordée » (je ne retrouve pas votre prénom),

    Je voudrais partager cette histoire, qui m’émeut et que je trouve injuste, sur Facebook. Avez-vous un lien que je puisse partager sur ma page F. ?

    D’avance, merci.

Un petit mot doux ? N'hésitez pas !