serenite

Je trouve mes enfants bruyants. Ils ne peuvent parler sans crier.
Je leur répète mille fois par jour de parler doucement, sans crier.

Ils sont pleins de vie. Tellement que j’adore quand, enfin, ils se couchent ou qu’ils sont à l’école.

Quand ils sont en vacances, j’attends avec impatience la reprise de l’école pour retrouver enfin le calme et la sérénité.

Et, finalement, quand ils ont enfin repris l’école, il arrive parfois que ce ne soit pas le calme ou la sérénité que je retrouve dans ma maison. Mais une sorte d’impatience.

J’ai parfois l’impression que la maison et moi vivons ces quelques heures sans eux dans une sorte de stase, une attente impatiente.
Je tourne en rond, avec l’impression d’avoir mille choses à faire, mais en même temps de ne pas savoir quoi faire.

Ces jours-là, je m’ennuie, j’attends que passe le temps…

Et quand l’heure d’aller les chercher arrive, je découvre que la journée a passé à toute vitesse, finalement, et j’ai comme l’impression que la maison et moi sommes comme la Belle au bois dormant et son château, se réveillant au baiser du prince.

Et pourtant, dès qu’ils sont de retour, je retrouve ce ras-le bol des cris, des bêtises…
Et je me dis que c’est bien dommage de ne pas avoir plus profité de la maison et du calme pendant qu’ils n’étaient pas là.
Alors, le lendemain, je profite à fond. Et je les retrouve avec plaisir. Jusqu’à ce qu’ils se remettent à crier.

Un éternel recommencement étrange et paradoxal.

Crédit photo : http://www.habitudes-zen.fr

2 réponses à to “Quand ils ne sont pas là”

Laisser un commentaire