Je lis beaucoup. Mais quand je dis beaucoup, c’est beaucoup. J’ingurgite des livres à la vitesse où d’autres avalent une plaquette de chocolat.

Dernièrement, j’ai lu quelques livres dont j’aimerais vous parler

Déjà, celui de Julie Grêde. Julie m’a contactée par mail pour savoir si son livre, « Sein ou biberons ? Choisis ton camp ! », pouvait m’intéresser.
N’étant pas du tout sélective en matière de lecture, et le 4eme de couverture étant plutôt marrant, j’ai dis oui, et j’ai reçu quelques temps plus tard ceci.

Sein ou biberon

Il est une guerre ignorée, largement tue par les médias. Une guerre qui pourtant fait rage. Depuis des décennies. Une guerre d’autant plus triste qu’elle choisit ses victimes dans une minorité déjà fragilisée. Une guerre d’autant plus sordide qu’elle est orchestrée par d’anciennes victimes. La  » Milky Wars  » terrorise chaque jour de jeunes primipares et le monde s’en fout ! Si tu es une future maman pas encore maman, tu ne sais rien de tout cela. Pourtant tu vas savoir. Tu vas te prendre le truc en plein dans la g… dans le pif, ou, plutôt, en plein dans les nichons. Surtout si tu as des copines, une famille. Surtout si tu as une belle-mère. Tout le monde va se mettre à en parler de tes roploplos. On va les analyser sans pudeur, les détailler. Si tu te prononces pour les allaitantes, tu liras dans les yeux de ton vis-à-vis tantôt l’admiration tantôt le franc dégoût. Tout qui te croisera aura une opinion sur le sujet. Et si tu te prononces pour les biberonnantes, c’est aux allaitantes que tu auras affaire.

J’ai trouvé son livre assez rigolo, même s’il est clairement orienté allaitement au sein, bien qu’elle se défende de prôner un choix.
Mais j’ai aimé qu’on dénonce cette hérésie qui est de croire que ce choix pourtant personnel doivent être jugé et critiqué.
Perso, j’aurais adoré allaiter longtemps mes loulous. Ça n’a pu se faire, et je suis rapidement passé aux biberons. Et j’en ai entendu, des réflexions fustigeant mon choix (un brin contraint pourtant)
Et effectivement, il y a cette sensation que ta poitrine ne t’appartient plus, et est devenue un bien public, un peu comme ton ventre pendant la grossesse.

Si je ne devais garder qu’une phrase de son livre, ce serait celle ci :
« En allant un peu plus loin je dirais, en mode Bisounours, qu’on gagnerait à partager sans critiquer et surtout sans désir de convaincre à tout prix. » (page 54).

Merci encore Julie pour m’avoir permis de découvrir ton livre (et de ta patience, aussi ! )

J’ai aussi joué les moutons, et je n’ai pas résisté au livre de Virginie Grimaldi alias Ginie du blog Femme sweet Femme.

Le 1er jour Ginie

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

Comme les autres personnes qui en parlent, j’ai adoré ! On s’attache très vite aux personnages, et je me suis énormément reconnue dans Marie, d’autant plus que ma séparation reste récente et que j’ai aussi ressenti cette envie de partir loin, de tout quitter, tout oublier.
On suit donc avec beaucoup de bonheur et d’émotion les péripéties de Marie, Anne et Camille (qui m’a éclaté avec son challenge ^^)
Si la fin est un peu prévisible, elle n’en reste pas moins savoureuse.
Quand j’ai terminé ce livre (en moins d’une journée), la seule chose que je me suis dit « J’adorerais qu’une telle croisière existe vraiment »

Si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête et pourtant sans longueur, n’hésitez pas.

Un dernier qui m’a laissé un goût un peu amer :

Te laisse pas faire

Les codes de la cour de récré sont clairs :
1) Les problèmes se règlent d’abord entre enfants. 
2) Celui ou celle qui déroge à cette règle à partir du CM1 perd considérablement de sa «popularité».
Quand les parents, voulant bien faire, volent au secours de leur enfant, ils prennent alors le risque d’aggraver les choses.
Dans ce livre aussi intelligent que pragmatique, à contre-courant des idées reçues, Emmanuelle Piquet nous indique la bonne posture : ne pas se mettre entre le monde et l’enfant ou l’adolescent, ne pas le surprotéger, mais l’aider à se défendre par lui-même.
Sans exagérer ni nier la violence, donnons plutôt à nos enfants la capacité de faire face.

Emmanuelle Piquet, psychologue, mère de quatre enfants, est fondatrice du Centre d’intervention en souffrance scolaire (C-Sco) à Lyon et à Paris, où elle reçoit enfants, adolescents, parents et enseignants.

Particulièrement touchée par les problèmes de harcèlement scolaire comme vous avez pu le lire ici, j’ai pris ce livre en pensant trouver des pistes de réflexions.

Et effectivement. Même si je ne sais pas du tout comment me positionner face à l’idée d’Emmanuelle Piquet.

En effet, cette psychologue dit, en substance, de ne rien faire, ou plutôt, de laisser son enfant se débrouiller.

Ça paraît barbare comme ça, mais elle explique également que si les parents interviennent, ça envenime en général les choses mais surtout, l’enfant n’apprend pas à se protéger et se défendre, voir même peut se sentir dévaloriser.

Si l’idée est bonne, elle me pose tout de même question. OK pour donner des pistes à son enfant pour faire face seul. Mais comment nous, parents, pouvons nous rester sans réagir devant la souffrance de son enfant.
Perso, Gremlins n’attendait pas de moi que je me contente de le soutenir discrètement en lui demandant ce qu’il pouvait faire pour que ça s’arrête.
Et de toute façon, une fois son problème connu, je ne pouvais pas ne pas intervenir.

Et puis, ce qui me gêne, c’est aussi cette conclusion de œil pour œil. Elle ne conseille bien sûr pas à l’enfant victime de rendre des coups, mais de trouver des parades par la parole.
Un des exemples de son livre, une gamine harcelée par une bande de gamines, qui finit par se moquer de la meneuse du harcèlement en lui disant « Ah, mais tu ne sens pas bon de la bouche quand tu parles en fait » (en gros, hein)
Si je comprends bien l’idée, j’avoue que pour moi, c’est transformer la victime en bourreau. Car elle passe du statut de celle qui se fait insulté et maltraitée à celle qui maltraite verbalement.
Et le harcèlement n’est pas seulement physique, il peut être verbal. Et là, on inverse donc les rôles…

Comme dit plus haut, j’ai donc beaucoup de mal à me positionner face à ce que cette psychologue propose.
Je suis d’accord sur le fait de donner des « armes » à son enfant pour qu’il puisse mieux se défendre et vivre ce problème.
Pas sur le fait de lui donner mon autorisation pour devenir maltraitant verbalement pour se défendre.
Qu’il le fasse de lui même, c’est autre chose. Mais lui dire de lui faire, non. J’ai beaucoup de mal avec cette idée.

Ce livre me laisse donc, comme vous pouvez le voir, un sentiment ambivalent et un peu amer…

Et vous, vos dernières lectures ? Des choses à me conseiller ? Si vous avez lu ces livres, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

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