Image : fcpenanteuil.canalblog.com

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Je t’ai parlé ici et et encore des soucis rencontré par Gremlins à l’école. Son directeur s’est depuis bien calmé apparemment, mais trop tard pour nous donner envie de rester.
Encore moins depuis que Gremlins est suivi par une psychiatre qui lui a diagnostiqué une dépression et que ce dernier ne cesse de demander quand il va enfin changer d’école.

Depuis mars, donc, son père et moi avions fait des démarches et inscrit nos enfants dans une école privée à quelques minutes de mon appartement. École privée d’enseignement catholique (EPEC) dont on nous avait dit beaucoup de bien.
Nous avions eu un rendez-vous avec la directrice, nous l’avions prévenu des besoins spécifiques de Schtroumpfette qui a une AVS 12h par semaine et nous avions aussi été honnête sur le comportement difficile de Tisinge et de l’éventualité qu’il soit TDAH…

Dernièrement, une demande d’AVS a aussi été faite pour Tisinge, pour soulager son ou sa futur(e) enseignant(e) du comportement vraiment dur de mon fils.

Par soucis d’honnêteté, je contacte la future école pour les prévenir, par mail, que Tisinge aura peut être lui aussi une AVS pour la rentrée.

Et là, stupeur. Je reçois un joli mail m’expliquant en gros que pour des raisons budgétaires, il est clair que deux AVS pour des enfants d’une même famille, ce ne sera pas possible. Donc que même si une AVS est attribuée à mon fils, l’école n’en embauchera pas.

Le ciel me tombe sur la tête. A 1 mois de la fin d’année, le coup est rude. En gros, je dois choisir qui de mon fils ou de ma fille devrait bénéficier d’une AVS. En gros, je devrais choisir entre deux de mes enfants lequel aura une bonne intégration scolaire et lequel ne sera pas pris en compte.

Impossible pour moi.
Je remue ciel et terre, contacte une autre école EPEC, celle où se trouve le fils de la nouvelle conjointe d’Ex, pour savoir s’ils pourraient accueillir mes enfants.
L’école est assez loin de mon domicile, mais je suis prête à ce « sacrifice » s’il le faut.
Au téléphone, je préviens tout de même des particularités de mes enfants, les AVS, le comportement de Tisinge.

Hier matin, j’avais rendez-vous avec le directeur. J’arrive avec les derniers bilans concernant les deux derniers, histoire qu’il ai toutes les cartes en main et ne m’accusent pas de lui cacher des choses.
Rendez-vous assez décevant je dois dire. Si le fait de devoir embaucher deux AVS ne lui pose pas réellement de soucis, la classe de GS de l’an prochain aura déjà 3 enfants qui posent des soucis niveau comportement.
On me fait donc subtilement (ou pas) comprendre que Tisinge n’est pas vraiment le bienvenu..

L’entretien se termine sur la promesse du directeur d’étudier tout ça et de nous rappeler pour nous dire s’il acceptera ou pas de prendre nos enfants.

Mais Ex et moi avons bien compris que ce serait négatif….

Depuis hier, donc, je suis de nouveau dans le stress de savoir où mettre mes enfants l’an prochain.
On m’a proposé de n’ôter que mon grand et laisser les deux autres dans l’école où ils sont actuellement.
Sauf que ce n’est ni gérable pour moi, ni égalitaire pour eux. Impossible donc.

Et tout cela me donne envie de hurler.

Depuis quand refuse-t-on de prendre un enfant dans une école parce qu’il est différent ?
Les écoles privées sont celles qui m’ont le plus choqué. Pour moi, elles étaient un temple de tolérance, d’ouverture à l’autre, comme l’enseigne la Bible (tu aimeras ton prochain…Ne juge pas…)
Or, là, clairement, ces deux écoles n’ont pas envie d’accueillir mes enfants parce qu’ils sont différents des autres et demandent donc des aménagements particuliers.

J’ai été choquée, également, d’apprendre que dans le privé, une AVS, c’est au bon vouloir de l’école, même si la MDA (Maison de l’Autonomie, anciennement MDPH) juge qu’un enfant a besoin d’une AVS pour réussir à l’école.
En gros, ils peuvent passer outre la décision de la MDA et le bien-être de l’enfant.

A 1 mois de la fin d’année scolaire, je suis dans une impasse : où mettre mes enfants ?
En privé ? Impossible, apparemment. D’autant que le coût n’est pas négligeable pour moi et mes petits revenus.
En public ? Oui mais où ? Sachant que la majorité des écoles d’Angers sont soumises à périmètre. Et que les rares qui ne le sont pas sont soit très loin de chez moi et leur papa, soit pas forcément différentes de l’école actuelle des enfants.

En 2015, en France, dans les écoles, il ne fait donc pas bon être différent. Il ne fait pas bon avoir des besoins particuliers.

Je suis donc actuellement en train de voir pour les mettre dans une école publique pas trop trop loin de chez moi (mais assez pour nous obliger à faire 15 min de bus le matin!).
Pour pouvoir aller là-bas, je dois faire une demande de dérogation.
Et pour que l’école accepte mes enfants, je vais faire ce que je trouvais horrible de faire : mentir.
Si je dirai bien pourquoi nous quittons notre ancienne école et si j’avertirais pour l’AVS de Schtroumpfette, je ne parlerais en revanche pas du comportement médique de Tisinge ni de l’éventualité qu’il puisse avoir une AVS pour la rentrée.

Je laisserais l’école découvrir cela à la rentrée. Parce que, après tout, qui me dit que la demande d’AVS sera validée ? Qui me dit que d’ici septembre, son comportement n’aura pas changé ?

Oui, ce sont des vœux pieux. Je suis bien consciente de jouer l’autruche car je sais bien qu’il sera tout pareil que cette année et qu’il y a de fortes chances qu’il ai une AVS.

Mais tant pis. Parce qu’il faut bien que je trouve une école à mes enfants. Et que je refuse d’entendre une fois encore quelqu’un les refuser à cause de mon cadet….

En tout cas, tout cela me prouve une chose : les belles paroles de nos chers ministres et surtout de notre ministre à l’éducation Nationale ne sont que du vent.
Pas de tolérance dans les écoles. Pas de respect du bien-être des enfants.
Tout ce qu’ils souhaitent, ce sont des enfants formatés, rentrant dans leurs jolies cases.
Mais faut être réaliste : les enfants formatés n’existent pas. Doivent-ils pour autant en être punis ?

10 réponses à to “L’école pour tous ?”

  • Amsellem says:

    Comme je te comprends… Mon fils qui est précoce devrait sauter une classe mais l’école attend qu’il soit plus en confiance !
    L’école m’a proposé le saut pour ma fille mais on me dit on verra à la rentrée si elle s’ennuie…

    Non, l’école n’est pas faite pour tous et dès que l’on déborde du cadre, les profs sont perdus. Je pense que c’est la même chose en privé qu’en public, c’est le système de l’Éducation nationale qui est à revoir dans son intégralité.

    La méthode Montessori conviendrait mieux mais il n’y a que peu d’élémentaire, et le prix est assez rédhibitoire.

    N’as-tu pas la possibilité de t’adresser au diocèse qui gère l’école privé où ils sont inscrits ?
    Ton fils a-t-il besoin d’une AVS ou un PPRE (plan personnalisé de réussite éducative) est-il suffisant ?

    Tu n’as pas envie de publier une tribune dans un journal ? d’envoyer ton billet au ministère ? on ne sait jamais…

    Bon courage

    • Mère Débordée says:

      Non, il a vraiment besoin d’une AVS afin d’être cadré et retiré du groupe en cas de besoin.
      Tu sais, j’en ai assez de me battre contre des moulins à vents. Je peux les forcer à les accepter, oui, en alertant la presse. Mais après. La relation de base serait tendue, l’année se passera mal, bref, rien de bénéfique ne sortirait d’une telle solution.

      Montessori, j’adorerais, mais c’est effectivement bien trop cher !

  • Ysaline says:

    Bonjour,

    Oui, comme le dit Amsellem, je vous conseille de faire un article dans la Presse de votre département. Je connais une maman qui l’a fait et ça a marché.
    Contacter le diocèse quant à l’accueil réservé de l’école privée pour votre enfant qui a besoin d’1 AVS, me semble également être une bonne idée.
    Je rencontre des difficultés en sens inverse avec deux filles précoces dont l’une vient d’être diagnostiquée « à haut potentiel intellectuel ». Sa maîtresse actuelle refuse un deuxième saut de classe. A la rentrée prochaine, elle quittera cette école pour aller dans une école privée. Dans ce sens, je pense que les écoles privées ouvrent facilement leurs portes. Les bons élèves leur rapportant de bons résultats aux examens…
    Est-ce que ma fille sera mieux prise en charge et plus facilement orientée vers une éventuelle classe supérieure si elle s’ennuie ? On verra…
    Je vous souhaite beaucoup de courage car je sais combien il en faut quand les enfants ne rentrent pas dans le moule de l’Education Nationale. En France, nous nous éloignons de plus en plus des grands discours d’intégration de tous les enfants, de prise en compte des différences, etc…, prônés par nos dirigeants…

    Cordialement.

    • Mère Débordée says:

      Je vais pas me battre pour faire admettre mes enfants dans une école qui ne veut pas d’eux. Car ils en patiront à la finale.
      J’ai finalement trouvé une école, publique, qui est à l’écoute et va les accueillir dans les meilleures conditions.

  • alice says:

    <3 plein de choubidouxxx

  • LN says:

    j’ai enlève mon fils du privé pour d’autres soucis mais heureusement pour moi car j’ai appris par la suite que sinon il aurait sûrement été viré car pas envie d’avoir des enfants comme lui ,çela fait toujours plaisir

  • Christelle says:

    Pour le privé, je suis tour à fait d’accord avec le fait qu’ils sont intolérants.
    J’ai vu des cas d’élèves virés avant les examens car ils étaient trop en échec et ils ont dû se présenter en candidats libres pour ne pas nuire à l’image de l’établissement.

    En public, il faut quand même savoir que nous ne sommes pas soutenus par notre hiérarchie comme ça a pu être le cas dans les années lointaines.
    Nous endossons toutes les responsabilités face aux élèves.
    On ne nous forme pas et on nous en demande toujours plus.

    A maintes reprises nous demandons des formations pour enseigner à des enfants touchés par les troubles « dys », les enfants ayant un trouble de comportement, etc.
    EN vain!!

    DOnc je comprends que les instits en question soient frileux. Je me fais certainement l’avocat du diable car je me place de l’autre côté du miroir.
    Cependant, j’ai vécu cette année le cas côté maman avec mon fils touché par une maladie qui nécessite une vigilance particulière et, en effet, l’école n’est absolument pas équipée/disposée à accueillir un enfant dans ce cas-là non plus.

    Cependant, il faut savoir orienter les parents et accompagner la scolarisation.
    On vous a parlé de la CLIS ?
    (pour ta fille notamment)

    • Mère Débordée says:

      Oui, je comprends aussi que ce n’est pas évident pour les enseignants. Ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, et je dis souvent qu’ils font des miracles avec 3 bouts de ficelles.
      Mais je trouve ça tellement injuste, cette impression d’exclusion dès que tu est un peu « différent »

      Pour le CLIS, non, on en a pas parlé, parce qu’elle n’a aucune difficulté à part son problème de langage. Mais un Sessad est mis en place (je viens juste de recevoir le courrier qui nous attribue enfin une place après deux ans d’attente)

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