Je me plains souvent de mes enfants. Je l’avoue. Tous les 3 sont très demandeurs d’attentions, chacun à sa façon, et je suis moi-même en manque, d’attention, justement.

Je n’ai donc pas toujours la patience, l’envie… d’être la mère bienveillante que je rêve d’être.

Parfois, ils me sortent carrément par les yeux, à se disputer sans cesse, à tester sans arrêt les règles, à mettre mes nerfs à rude épreuve.

C’est dans ces moments-là que je suis vraiment contente d’être en résidence alternée, de ne les avoir qu’une semaine sur deux. Parfois, c’est la seule chose qui me fait tenir « Encore 3 jours et j’aurais du calme pendant une semaine ! ». C’est horrible mais c’est ainsi.

J’essaye néanmoins de rester à leur écoute, de ne pas leur faire subir ma colère, ma fatigue ou ma mauvaise humeur.
Je verbalise beaucoup « Tu sais, je suis fatiguée / en colère / énervée alors je ne suis pas une très bonne maman ce soir ».
En général, ils l’entendent, et savent me donner un moment de calme, un câlin, un signe qu’ils aimeraient m’aider à aller mieux. Ce n’est pas tout le temps le cas, mais ça arrive assez souvent pour que cela me touche toujours et me donne envie de verser une larme d’émotion.

Mais ce qui m’aide beaucoup, également, à passer les périodes dures, les périodes sombres, celles agitées, ce sont les moments de grâce qu’ils m’offrent, de façon volontaires ou non, et qui me fait comme des papillons dans le cœur.

Souvent, ce sont des moments dont ils ne se doutent même pas. Gremlins lisant une histoire à son petit frère. Schtroumpfette et Tisinge en train de s’inventer un monde imaginaire dont j’entends les évolutions et les histoires, et qui me donnent l’impression d’être une petite souris.

Il y a également ces moments où je devrais être agacée mais où, au fond, leur comportement me fait fondre, comme quand ils se concertent pour une bêtise et ne pas être pris en faute.
Quand Tisinge me répond « Désolée maman, mais maintenant, on fait un câlin ! »

Et il y a ces moments où ils font des choses qui me font totalement fondre tant c’est inattendu, ou tellement c’est généreux.
Comme dernièrement, suite à mon intervention. J’avais expliqué que pendant quelques temps, mes mouvements seront limités, que j’aurais mal, que je serais fatiguée.
Je pensais qu’ils en profiteraient, mais pas du tout. Ils ont été au petit soin, faisant les tâches ménagères à ma place sans que je ne demande rien.
Oh, c’était loin d’être parfait mais c’était fait pour m’aider, pour faire en sorte que je sois bien, et même si, finalement, ça pouvait me donner plus de travail encore, jamais je n’ai renié ces petits gestes.

Enfin, il y a ces moments de pure tendresse. Quand ils se collent contre moi, quand ils me disent spontanément qu’ils m’aiment. Quand l’un des grands passe à côté de Tisinge et le gratifie d’une caresse sur la tête. Quand Tisinge va chercher une couverture pour son frère qui a froid de sa propre initiative.

Et ces moments-là, finalement, sont les seuls que je veux garder. Car ce sont les plus importants…

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