Cette semaine, je ne ferais pas le défi proposé par Agoaye, tout simplement par manque de temps mais surtout, parce que ça ne tombe pas au bon moment.
Je me renseigne pour prendre des cours de LSF (langue des signes) mais le budget n’est pas encore là. Mais c’est en projet.

Par contre, la partie écrit me parle beaucoup plus. Qu’est ce qui plaît en moi ?

La question est pertinente et tellement difficile.
Et, c’est rigolo, je pensais de plus en plus à un billet qui colle avec ce thème, il tombe donc à pic.

Vous n’êtes plus sans savoir que j’ai pris la résolution de m’attaquer à mon bien-être, de prendre du temps pour enfin me retrouver.
Je suis depuis quelques semaines suivie par une infirmière psy au centre d’addictologie.

J’en parlerais lors d’un prochain billet pour vous tenir au courant de ce que ça donne.

Par contre, elle m’a permis de réaliser que je n’étais vraiment pas tendre avec moi-même.

Je suis capable de voir le meilleur chez l’autre, quel qu’il soit.
De ne pointer que le positif, minimiser le négatif.

Démontrer par A + B ce qui fait de quelqu’un une personne merveilleuse.

Ce dont je suis incapable avec moi-même.

Je n’arrive pas à voir mes bons côtés. Et ceux que je considère comme bons sont souvent aussi en partie des défauts.

Et si on me fait un compliment, je vais tout de suite le justifier ou le minimiser.

On me trouve jolie ? C’est le maquillage, bien sûr, ou la nouvelle coiffure…

Et c’est toujours comme ça.

Une bien mauvaise habitude dont j’essaye depuis peu de me débarrasser, même si je ne trouve pas comment faire.

Peut-être en arrêtant de répondre autre chose qu’un merci quand on me complimente, dans un premier temps.
Peut-être que prendre un compliment comme un dû (sans toutefois le rechercher ou l’envisager comme un acquis) me permettra d’être plus sûre de moi petit à petit.

Peut-être en arrêtant de toujours croire que je fais mal. Et de prendre chaque critique pour un échec. Me laisser le droit de ne pas tout réussir, de faire des erreurs.

C’est pourtant ce que je fais avec les autres, et surtout avec mes enfants. Alors pourquoi c’est si difficile d’être bienveillante avec moi.

Les copines disent que je suis rigolote, toujours optimiste, touche à tout, généreuse et loyale.

Les blogocopines, et ceux et celles qui me lisent me disent sympa, courageuse.

C’est étrange car ce n’est pas comme ça que je me perçois.

Je ne me trouve pas courageuse. Il m’arrive souvent de perdre courage devant les épreuves. Mais comme je sais que, bien souvent, on a pas le choix et qu’il faut les affronter, je le fais, du mieux que je peux. Je n’appelle pas ça du courage. J’ai juste l’impression de faire ce qui doit être fait.

Je n’ai pas l’impression d’être particulièrement rigolote. J’aime rire, m’amuser, mais j’apprécie aussi particulièrement ma tranquillité et le calme.

Je ne pense pas être toujours optimiste. Je suis plutôt pragmatique, je crois. Je considère que mieux vaut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide parce que pleurer sur mon sort ou me lamenter pendant des heures ou des jours ne changera rien aux problèmes.

Par contre, oui, je suis loyale. Quand j’accorde mon amitié ou ma confiance, c’est pour la vie.

Sauf si cette personne me fait intentionnellement du mal ou trahi ma confiance. Et même ainsi, si elle s’excuse sincèrement, je finirai par pardonner (je ne suis pas du tout rancunière).

Je suis capable de tout pour aider une personne que je considère comme une amie.

Effectivement, je suis généreuse. Trop même, au point que je ne le considère plus comme une qualité, mais plutôt comme un défaut.

Je donne tout ou presque à ceux que j’aime, et aux autres. Mon temps, mon argent, ma santé… A mon propre détriment.

Je suis ouverte à toutes les expériences. Je ne reste pas sur mes acquis, j’aime découvrir de nouvelles choses, revoir mes points de vues, faire des expériences que j’aurais plutôt évitées à la base.

Alors, à partir de maintenant, je vais faire l’effort de ne plus me voir à travers le filtre déformant de mes peurs et de ma mésestime.

10365386_1711840182394176_4626300125381024249_o

Essayer, en tout cas. Parce qu’à en croire les autres, je mérite d’être côtoyer. Alors, ça veut certainement dire que je vaux bien plus que le peu que je m’accorde….

Macaronjpg

9 réponses à to “Ce qui vous plaît en moi”

  • Aurelie says:

    Bonjour à toutes,
    J’ai accouché début mars 2015 après avoir pris 18kg.

    J’en ai perdu 7 après l’accouchement il m’en restait donc 11 à perdre et j’en ai ensuite pris 4 par dessus. Vous me voyez déprimée… Puis reprise du boulot 5 mois après la naissance de ma fille et j’ai rien perdu. Du tout…

    Je me vois énorme et pleine d’eau. En plus ma prise de poids à fait que mes articulations souffrent beaucoup. J’ai très mal aux chevilles aux pieds, au dos… Surtout en fin de journée. Bon, j’arrête de me plaindre, mais ça fait mal.

    Pas le temps de faire du sport genre aquagym (pourtant je suis sûre que ça doit être bon pour mes articulations ça, enfin…). Entre le boulot, la maison ma fille… tout file à une allure, même si mon mari m’aide un peu (lui aussi est débordé).

    Vous auriez des pistes intéressantes ? Merci d’avance.

    Aurélie

  • Anthony says:

    Un passage de ton billet m’a fait réagir plus que le reste:

    « Je ne me trouve pas courageuse. Il m’arrive souvent de perdre courage devant les épreuves. Mais comme je sais que, bien souvent, on a pas le choix et qu’il faut les affronter, je le fais »

    Ben si… tu fais quand même un choix.

    Tu pourrais fuir tes responsabilités, te voiler la face, dire que tout va bien ou au contraire que la vie est injuste, que c’est la faute des autres, etc.
    Mais tu choisis d’y aller. C’est ça, le courage au quotidien.

    Maintenant pour l’ensemble de ce que tu dis, une idée me vient : puisque tu as la bonne approche envers les autres, pourquoi ne pas te considérer désormais comme ta nouvelle meilleure amie ?

    Dès qu’elle a un coup de blues, de doute, etc. prends-la à part, sers-lui un bon thé (avec des palets bretons pur beurre) et corrige avec bienveillance sa vision des choses.

    Non, je ne suis pas fou (qui me parle ?)

    Après tout, n’est-ce pas la seule personne avec qui tu es certaine de passer le restant de tes jours ? Alors donne-lui tout à elle aussi. 😉

  • Un très beau billet !
    Il faut croire en toi, en la belle personne que tu es ! 🙂

  • Agoaye says:

    Eh bien c’est un début, et une belle piste de réflexion qui s’amorce, je le sens.
    Contente de te revoir parmi nous 😉

  • Joli billet. Tes questionnements sont vraiment intéressants et je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, notamment dans la façon dont tu te perçois.
    Bravo pour cette belle introspection.

  • stéphanie comme si says:

    un billet aux teintes variées, tantôt tristes (à lire) tantôt pleines de promesses mais un billet surtout rempli de bienveillance, pas toujours assumée, parfois maladroite, mais réellement bien là !
    courage dans cette nouvelle voie !

Laisser un commentaire