Archive pour la catégorie ‘Ma vie de femme’

J’ai bien cru que je ne reviendrais pas sur le blog. J’avais déjà beaucoup moins l’envie d’écrire avant les vacances, entre la fatigue suite à l’arrivée de PetitPépin, les soucis avec Tisinge et l’école et surtout, j’avais de moins en moins envie de me confronter aux multiples « scandales » qui émaillaient la blogosphère et les R.S.
J’étais tellement fatiguée et un peu démoralisée, que je ne pensais plus vraiment avoir la force de supporter ça en plus.

Puis début juin, mon père, 74 ans, à commencer à donner des signes de faiblesse. Séparé depuis peu de ma mère avec qui il avait vécu 40 ans, il s’est retrouvé démuni devant de simples tâches administratives, sans compter une santé déclinante et un problème de santé urgent qui demande pas mal de soins et d’attention.

Je suis partie à l’arraché sur Paris début août pour essayer de juguler l’hémorragie financière, essayer de voir quelles aides mettre en place et comment éviter qu’il ne se retrouve complètement endetté.

Le blog est totalement passé à la trappe au profit de mon compte twitter où j’avais pas mal de personnes aidantes et réactives pour me donner des conseils sur les démarches à accomplir, les aides à solliciter.

Je peux vous l’avouer, j’en ai versé des litres de larmes. En juillet, en découvrant l’étendue de la catastrophe qui n’était que la partie visible de l’iceberg. Plus je me renseignais, plus je découvrais des soucis urgents à régler : loyer non payés, demande d’APL bloquée, factures d’électricité non réglées, aide à l’électricité non prise en compte…. Entre autre chose.

J’ai passé la moitié de mon mois de juillet, au détriment de mes enfants alors chez moi à ce moment là, à essayer de voir à quelles portes frappées, qui contacter, qui rencontrer….

Mes grands sont partis chez leur père pour le mois d’août, j’ai jeté quelques vêtements et affaires pour PetitPépin dans une valise, embarquer mon fils sous le bras, et hop, en voiture pour Paris, pour une semaine hyper chargée et qui a été très dure émotionnellement bien que j’ai pu, grâce à quelques petites visites à des blogocopines, ne pas sombrer dans la négativité.

J’ai découvert finalement qu’on se trouve bien dépourvu, quand nos parents vieillissent et demandent plus d’attention. D’autant plus si, comme moi, on vit à plus de 300 km de chez eux.
J’ai eu du mal à découvrir certaines aides, à me faire entendre de certaines administrations.

En cherchant sur le net, je n’ai trouvé finalement que fort peu de renseignements, ou alors, en fouinant bien dans les tréfonds de la toile.

Du coup, je me suis dit qu’il serait peut-être opportun d’en faire un billet pour que si un jour, quelqu’un cherche des infos, je puisse partager mon expérience avec elle/lui et, qui sait, l’aider un peu.

Ça vous intéresse ? Attention, il y a beaucoup à lire !

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La maison des maternelles vient de faire une mini-émission sur le sujet. Trop courte et survolée en début d’émission, c’est bien dommage, mais cela a le mérite d’avoir été quand même évoqué, en espérant qu’une émission complète y soit consacrée, tant il y aurait à dire.

J’ai déjà parlé ici du burn out. Dans ce billet où je disais le manque de reconnaissance de cet état.
Et aussi ici, où j’étais tant fatiguée que j’ai du appeler à l’aide une nouvelle fois pour en sortir.

Je vous avais également parlé du livre de Stéphanie Allenou, Mère épuisée, autobiographique, et qui retrace la « descente en enfer » de cette maman qui explique avec beaucoup d’émotion ce qu’elle a ressenti et comment elle est en sortie.

Parce qu’on s’en sort, du burn-out, sachez le !

C’est pourtant un état plutôt vicieux. On est épuisé, nerveusement, physiquement et moralement. Mais dans le cas du burn-out parental, cela ne concerne que la sphère privée, et même que la partie « parentale ».
Pas de soucis avec le conjoint, les amis, au travail, au contraire.
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Elle est là, forte et pourtant si discrète, prête à protéger du monde extérieur et de ses vicissitudes.
Parfois trop grande, parfois trop petite, pourtant le premier et dernier refuge en cas de danger et de soucis.

Mais parfois, un coup plus fort que les autres et la voilà qui se fendille, se craque ou se brise.

Quand la carapace laisse entrevoir une faiblesse, on prend quelques bouts de ficelle, un morceau de scotch, et on essaye de rafistoler tant bien que mal, avec plus ou moins de succès.

Mais une fois fragilisée, elle ne retrouve jamais sa solidité, et toujours, toujours, cette peur que la fissure revienne, s’aggrave, devienne irréparable.

Quand la carapace devient trop fragile pour se protéger, on se cache dans une grotte ou sous des rires. Ne jamais laisser voir la faiblesse, ne jamais dévoiler ses larmes.
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Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de mes problèmes d’achats compulsifs et des envies alimentaires elles aussi compulsives, qui me pourrissaient la vie.

Je vous ai dit que j’avais décidé de me prendre en main, et que, pour ce faire, j’avais pris la décision d’être suivie dans un centre médical dédié aux addictions.

Ca doit faire presque deux ans maintenant que j’y suis suivi, même si j’ai fait une pause pendant toute ma grossesse, trop épuisée et pleine de contractions pour y aller.

Et finalement, ça a donné quoi ?

Et bien, niveau budget, je vois une net amélioration.

Avant, si j’avais envie d’acheter un truc, je n’arrivais pas à ne pas le faire. J’avais beau me raisonner, trouver mille bonnes raisons pour ne pas faire d’achats, ne pas avoir d’argent, peu importe…
Je finissais toujours par craquer, tant je ressentais un malaise à résister à la pulsion d’achat.

Mes finances étaient au plus mal. J’avais un budget assez serré et je me retrouvais avec des frais bancaires énormes et des dettes à cause des achats.

L’infirmière psy qui me suit au centre d’addictologie m’avait dit que, aussi bien pour les achats que pour la nourriture, il ne faut pas raisonner en termes de « Je ne dois pas », trop négatif et engendrant trop de frustration, ce qui amène à craquer plus facilement.

Pour elle, si j’avais envie d’une tablette de chocolat, je ne devais pas me dire « non, je ne dois pas aller en acheter » mais plutôt aller l’acheter en me disant « bon, je l’ai acheté, on verra si j’en mange ».

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Les vacances n’ont pas vraiment été reposantes, et par la force des choses, j’ai du quitter mon clavier et m’isoler dans une bulle pour réussir à ne pas trop sombrer.

J’ai donné quelques nouvelles par facebook, surtout. Plus simple car accessible facilement depuis mon téléphone, moi qui n’arrivait plus à me tenir assise ou debout, et encore moins taper sur un clavier.

Courant mai, les démarches administratives et médicales pour préparer la nouvelle année de mes enfants a pris beaucoup de mon temps et de mon énergie : renouveler les AVS et être sure qu’elles seraient là à la rentrée. Se battre pour une place en S.E.S.S.A.D pour Tisinge….

Fin juin, le Graal à quelques jours des vacances : Tisinge serait pris en charge. Tout s’est accéléré : faire le dossier administratif, rencontrer les professionnels de l’équipe, découvrir ce nouveau S.E.S.S.A.D qui n’était pas le même que celui de sa sœur.

Et pendant tout ce temps, un petit habitant se faisait un nid sous mon nombril, avec bien des difficultés qui ont amenées à un arrêt de travail très rapidement à cause des vomissements, de la perte de poids et des contractions.

En juillet, j’étais H.S. Déjà – 8 kg sur la balance, je n’arrivais plus à rien avaler, liquide ou solide, et je n’en pouvais plus de fatigue. Puis, comme si ce n’était pas suffisant, le retour des calculs rénaux.

Ça faisait longtemps, ça ne m’avait pas manqué. Mais enceinte, et affaiblie, c’est une horreur, vu le nombre restreint de médicaments autorisés.
J’ai fini 10 jours à l’hôpital, je suis rentrée chez moi, puis au bout de 24h, les pompiers, les urgences puis la pose d’une sonde double J pour soulager mon rein droit, qui avait mal supporté toutes ces péripéties.

Très vite, un léger soulagement niveau douleur. Mais toujours ces fucking vomissements.
Puis, sur twitter, une copinaute me donne le nom d’un médoc que je n’ai pas encore testé, qui est à la base un léger somnifère autorisé sans pb pendant la grossesse et qui ferait des miracles sur les vomissements gravidiques.

Je n’y crois pas mais je n’ai rien à perdre, finalement. Et je ne regrette pas. Plus de deux mois que je prend mon cachet chaque soir et plus aucune nausée. Un vrai bonheur.

Maintenant, je n’ai plus qu’à gérer les contractions, un peu aggravées par la sonde. Mais je vais mieux. Le mois d’août, avec les enfants, a été très cool. Nous ne sommes pas partis, ils ont eu le droit à un abus d’écrans et moi, j’ai passé beaucoup de temps à dormir.

Et maintenant, ça va.

Je dois juste changer la sonde toutes les 8/10 semaines environs, et à voir ma gynéco une fois tous les 15 jours pour vérifier que bébé se porte bien.

J’entame aujourd’hui mon 6eme mois, et il se porte comme un charme et c’est un petit gars qui devrait nous rejoindre le 19 décembre (date d’accouchement programmé à cause de la sonde).

J’ai cru, pendant un temps, ne jamais reprendre ce blog. Plus de forces, plus d’envie, de motivations, d’idées surtout. J’étais épuisée d’avance à chaque nouvelle idée de billet.
Et puis, la forme revenant, les idées se bousculent et l’énergie de les transposer sur le clavier revient.

J’ai tant de choses que j’ai envie de raconter : les progrès de Tisinge, la rentrée, les petits soucis que je rencontre avec mes deux grands qui se prennent pour des pré-ados à 8 et 9 ans….

Alors je vais revenir, doucement mais sûrement.

Et en vous remerciant de votre soutien, vos petits messages sur les différents R.S. Et votre patience !