http://hysterikfamily.over-blog.com/

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Je vous disais dans un billet précédent que j’aimerais être cette mère qui, comme Dr Quinn ou celle de 7 à la maison, veillerait sur sa maisonnée sans cris, sans perdre patience, toujours avec bienveillance et sérénité.

Sauf que jusqu’à présent, malgré des rêves d’éducation bienveillante, j’étais bien loin du compte…

Si, en grandissant, j’ai de moins en moins « besoin » de crier ou de punir, que j’ai même abandonnée totalement la fessée (une rechute depuis près d’un an) pour les aînés, c’est loin d’être le cas avec Tisinge.

Tisinge est un enfant qui se prend pour un adulte. Voilà, en gros, ce que m’as dit la pédopsy qui lui a fait passer un test de QI.

Il se voit plus grand qu’il ne l’est et ne comprend donc pas qu’il est un enfant qui doit obéissance et respect aux adultes.

Il est donc très dur niveau caractère et comportement avec nous et horrible à l’école qui a fait intervenir le psychologue scolaire tant ils n’arrivaient plus à le canaliser.

Et moi, dans tout ça, je fulminais parce qu’on me laissait entendre que c’était ma faute, qu’il était peut être mal éduqué, aussi.

Et puis, j’ai eu une révélation il y a une semaine. Qu’est ce qui me mets tant en colère dans tout ça ?
Ce n’est pas son comportement, même s’il me gêne et me met mal à l’aise. Son comportement aurait plutôt tendance à m’agacer mais plus encore, à m’attrister pour lui, qui se retrouve à l’écart des autres qui ne veulent plus jouer avec lui.

Non, ce qui me rend vraiment furieuse, c’est la remise en cause de moi, l’éducation que je lui donne, ma capacité à en faire un enfant « facile ».

Cette prise de conscience fut douloureuse. Je faisais payer par mes cris à mon enfant ma colère d’être mal vu par les autres. Sans prendre en considération que, peut être, lui aussi exprime un malaise par son comportement, malaise que je n’ai jamais cherché à comprendre.

Le soir même de cette réflexion, Tisinge fut infect à la maison. Pourtant, il avait été sage à l’école, pour une fois.
A croire qu’il se défoulait de sa journée…
Sauf que, à force qu’il s’énerver pour tout et rien, j’ai fini par voir ma patience mise à rude épreuve.
Et quand il a commencé à vraiment partir en vrille, j’ai pour une fois garder mon calme.

Je lui ai simplement dit que je pouvais comprendre qu’il soit en colère que je le prive de son dessin-animé, et qu’il avait envie de pleurer et de crier.
Mais que son comportement était inacceptable.
Et que tant qu’il aurait envie de crier et de s’énerver, il resterait dans sa chambre :

« Tu peux pleurer et crier tant que tu veux dans ta chambre, et dès que tu te sens calmé, ou que tu as envie d’un câlin, tu pourras revenir avec nous dans le salon »

Il a passé 10 grosses minutes à crier, hurler, même. On aurait dit un cochon qu’on égorge.
Je n’ai rien dit.
Il est revenu parmi nous.
Je lui ai juste demandé si ça allait mieux et s’il voulait venir dans mes bras.

Puis après un gros câlin :

« Tu étais en colère et tu avais besoin de crier et de pleurer. Je comprends. C’est pour ça que je t’ai demandé de rester dans ta chambre jusqu’à ce que tu calmes. Pour ne pas que tes cris énervent tout le monde et que je finisse par te punir.
Mais je suis contente que tu sois revenue. Tu sais que même si on fait ça, je t’aime toujours et que je te dirais toujours oui pour un gros câlin si tu as besoin »

Il m’en a reparlé le lendemain, en me disant qu’il préférait ça comme ça plutôt que des punitions.

Le reste de la semaine a été calme. Il m’a suffit de lui dire à chaque fois qu’il commençait à s’énerver d’aller un peu dans sa chambre pour qu’il se calme tout de suite.

J’espère pouvoir vous dire, dans quelques semaines, que cet essai a été transformé…

6 réponses à to “Un essai à transformer”

  • Esperons qu’il se transforme.
    Tu ne pourras jamais lutter contre « c’est toujours la faute de la maman » c’est une chose ancrée malheureusement c’est ce que les psys disent souvent alors que tout n’est pas si simple.
    Si tu commences a encore te remettre en question, car tu l’as déjà fait, tu risques de te perdre. Tu es une bonne maman et il ne faut pas que tu en doutes, tu fais toujours de ton mieux !
    Bisous

  • famillecassebonbon says:

    Je crois que tu viens de me donner un bon coup de pouce pour arriver à gérer mon second. J’attends la confirmation de sa précocité, et je me sens démunie face à son mal-être j’espère arriver à canaliser ses colères qui sont tournées envers lui même car il se dénigre et se sous estime tout le temps…
    Je te souhaite de transformer ce bel essai…

  • elomeuz says:

    Je me lis dans votre article j’ai l’impression que vous écrivez a ma place j’ai moi aussi parfois cette lucidité de me dire que je lui en demande trop que j’exige trop pour qu’il rentre dans le « moule » mais au final je me rends compte que c’est pas si simple ni pour lui ni pour moi ni pour nous !
    Mais j’essaie mmoi aussi de moins crier même si parfois ma colere repasse par dessus et la je m’en veux grrrr c agaçant et pas simple d’être mère mais votre article me fait un bien fou
    Merci et courage

    • Mère Débordée says:

      Oui, on a vite fait d’oublier qu’ils sont des enfants, avec des comportements d’enfants, et d’éviter de leur en demander trop.
      On est humains 😉

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