defi2

Cette semaine, Agoaye nous propose de retrouver notre enfant intérieur à l’aide de trois défis à réaliser.

S02-mots

  • Pour le 2eme, j’ai choisi les 4 phrases suivantes :
  • Je t’aime et je t’apprécie
  • Tu mérites d’avoir ce que tu veux
  • C’est normal d’avoir peur parfois
  • Tu n’est pas responsable des problèmes de ta famille.

Je devais me les répéter chaque jour, à haute voix, devant mon miroir.

Bon clairement, je me suis sentie un peu ridicule à m’auto-parler ainsi.
Par contre, j’ai décidé de les dire aussi, tous les jours, à mes enfants. Et j’ai pu constater que ça les touche beaucoup.

– Pour le 3eme cœur, j’ai pris chaque jour au moins dix minutes pour moi. Quasiment toujours pour lire, en fait. Mais je le faisais déjà avant, donc, c’était assez facile.

  • Concernant le premier point, la lettre à adresser à l’enfant que j’étais, j’ai trouvé cet exercice assez difficile finalement, sur le plan émotionnel.

Cher toi,

Tu as 7 ou 8 ans, et tu as l’impression que personne ne peut comprendre ce que tu vis et ressens. Tu as honte, peur, tu tais une tragédie et t’enferme peu à peu dans la colère, le déni de toi-même et tu n’oseras pas te confier à ceux qui t’entoure.

Tu vas grandir, avoir souvent envie d’exploser mais sans oser le faire de peur que l’on devine ce secret qui te fait si honte et si mal, si coupable.

Tu vas te réfugier dans ton imaginaire, dans la bouffe, dans tout en fait. Tu vas laisser les autres te faire devenir une victime, avoir l’impression d’être nulle, responsable.

Tu vas prendre du poids, avoir des notes de plus en plus basses. Au point de devenir obèse, au point de renoncer à tes rêves d’études de médecine pour t’orienter vers un BEP.

Mais crois moi, ta vie n’est pas finie. Tu trouveras la force d’avancer. Un jour, tu trouveras même la force d’avouer l’impensable, de te libérer du poids d’un fardeau qui n’aurait jamais dû t’incomber.

Tu trouveras que tes parents prennent les choses trop à la légère. Parfois, tu les détesteras de t’avoir si peu soutenue, de t’avoir dissuadé à porter plainte, d’avoir pris ta souffrance à la légère.

Parfois, tu t’en voudras de n’avoir pas eu la volonté d’aller jusqu’au bout des démarches que tu entamais, pour reprendre ta vie, ta scolarité, ton poids en main.

Je voudrais juste que tu saches que tout cela n’a pas d’importance. Vis, aime, ne cesse jamais de rêver.

Tu sais, même à 30 ans, tout sera encore là. Avec en plus, les regrets des choses que tu n’auras pas faites par peur ou manque d’estime de tes propres capacités.

Sois forte. Ne laisse personne te faire croire que tu mérites de souffrir, que tu es responsable de choses que d’autres te feront subir.
Ne laisse personne te faire croire que tu est moins que rien, que tu ne mérites ni d’être heureuse, ni d’être estimée.

Parce que c’est faux. Tu mérites le meilleur après avoir vécu le pire. Tu mérites qu’on reconnaisse ta force après les épreuves qu’une enfant n’aurait pas dû avoir à traverser.

Sois forte. Sois vraie. Garde toujours cet optimisme, ce sourire qui te caractérise. Garde cette foi qui te pousse à croire en l’humain, en la bonté, en la magie. Ces qualités seront parfois des faiblesses, mais aussi tes plus grandes forces.

De très loin, je te regarde et je ressens tellement d’admiration pour tout ce que tu as fait malgré les difficultés.
Parfois, il me faut me rappeler ce que tu as vécue pour m’obliger à faire preuve d’autant de force et de courage.

Sois toi, tout simplement. Et n’oublie pas d’être heureuse.

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