Je suis vieille. C’est ce que je me suis dit, il y a quelques jours, en lisant un article dans Maxi (oui, je lis Maxi et j’aime ça).

Avec cet article, j’ai découvert un truc énorme : les sites de rencontres pour enfants.

Donc, un jour, dans la tête de quelques personnes étranges, l’idée est venue de créer des sites de rencontres dédiés aux 11 – 25 ans.

Gloups…

Alors, dans un premier temps, j’ai cru à un gag.

Mais il a bien fallu me rendre à l’évidence. Non, ce n’était pas un poisson d’avril en avance.

L’article parle de 7 sites, mais en surfant sur le net, j’ai découvert qu’il en existe bien plus.

Les sites sont gratuits, ne nécessitent pas d’autorisations parentales (en même temps, qui vérifient la réalité de cette autorisation, hein !

Source : lemonde.fr

Source : lemonde.fr

Et donc des jeunes peuvent y faire des rencontres virtuelles puis réelles entre eux.

Alors bon, je m’interroge. À l’heure où les cybers pédophiles sont nombreux et astucieux, où les affaires de harcèlements et chantages via le net sont de plus en plus nombreuses, qu’avaient donc dans la tête les créateurs de tels sites ?
Et comment en protéger nos enfants ?

Parce qu’il est bien clair que bien que normalement dédié aux enfants entre 11 et 25 ans (déjà, cette large tranche d’âge me choque !), les « fraudeurs » ne manqueront pas.
Car qui empêchera un mec de 50 ans de se faire passer pour un jeune de 13 ans ?
Et qui empêchera une gamine de 11 ans de se vieillir virtuellement…
Et quelles dérives cela peut entrainer ?

Qui protégera les enfants qui décideront de rencontres « en vrai » et se retrouveront face à un pédophile ou un groupe de pervers.

Sur facebook, quand j’ai fait part de ma découverte, certaines m’ont dit qu’il fallait surveiller nos enfants sur le net.
J’y compte bien, oui. C’est même; à mon sens, une nécessité, tant les enfants et les ados n’ont aucune conscience de la portée de leur identité virtuelle et de comment la toile garde pour l’éternité la plus petite information.

Mais comment surveiller quand on n’est pas là ? Car même si je mets un bloqueur sur mon PC pour interdire l’accès à Internet pendant que nous sommes absents, rien n’empêchera mes enfants de se connecter ailleurs : les copains, les écoles, les cybercafés…
Et là, comment savoir, comment surveiller, comment intervenir ?

Leur en parler ? Oui, certes… Mais n’est-ce pas leur donner une info qui risque de les motiver à aller sur ces sites.

Je ne comprends pas que ces sites, français qui plus est, ne fassent pas l’objet de signalement, ne soient pas supprimés.

À mon époque, on chattait sur Caramail, ou autres tchats en ligne. Ce n’était guère mieux.
J’ai commencé à y aller quand j’avais 17 ans, pour faire comme les copains. Je n’avais pas de PC avant.
J’ai souvent eu des tchats privés non désirés avec des gens plus vieux qui n’hésitaient pas à être cru dès les premières phrases.
Déjà, à l’époque, cela me choquait, et je bloquais tout de suite. J’étais une éternelle fleur bleue. Pour avoir une conversation longue avec moi, il fallait utiliser un langage fleuri et romantique.

Je me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance de ne jamais me faire avoir par un des pervers du net qui hante ce genre de lieu virtuel. J’ai pourtant pris des risques en rencontrant 3 « tchatteurs ».
Je suis même allé en rencontrer un en Bretagne.
Avec le recul, je me rends compte de ma folie et du danger que j’ai couru, même si je suis tombée à chaque fois sur des gars « bien » avec qui je garde de bonnes relations maintenant.

Je ne suis pas du genre à me voiler la face, mais là, j’aurais préféré, dans un sens, ne jamais découvrir l’existence de ces sites. Parce que maintenant, je flippe.

Comment protéger mes enfants ?

Je vous invite à découvrir l’article sur ce sujet sur le site lemonde.fr

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