Pendant un mois, ils étaient tous les 3 chez leur père. Pendant un mois, j’ai eu des nouvelles par quelques rapides coups de fils. Ils n’ont pas eu le temps de me manquer tant j’ai profité de cette liberté retrouvée pour faire des tonnes de choses : aménager notre futur chez-nous, voyager, voir des amis.

Je les ai retrouvés il y a une semaine. J’ai redécouvert les cris, les chamailleries, les disputes, les rires, les chants et les jeux.

Je suis passée du silence et du calme au speed et au bruit.

Souvent, ça me fait pester. J’aime le calme. J’aime le silence. Parfois, je ne supporte plus leurs bruits et leur imposante et bruyante présente.

Et puis, il y a cet instant où, magie ou folie, je leur vole un instant.

Un instant de douceur quand Schtroumpfette caresse machinalement les cheveux de son frère, le pouce à la bouche.

Un instant de complicité quand mes deux grands s’entraident sur leur jeu vidéo préféré.

Un instant de rire quand Tisinge se lance dans des délires qui me laisse souriante et exaspérée à la fois.

Des moments de bonheur quand ils arrivent, un par un, le matin, dans mon lit pour un câlin matinal.

Des moments de fierté quand ils font un nouvel exploit : Schtroumpfette qui dit un mot correctement, Gremlins qui lit de mieux en mieux, Tisinge qui fait preuve d’une intelligence peu commune.

Des moments de tendresse quand ma portée se niche autour de moi le temps d’une histoire ou d’un dessin-animé.

Des moments volés, courts et précieux, qui illumine les autres moments.

Des moments où je trouve qu’ils ont tant changés, tant grandis, tant appris.
Des moments où je ne suis que fierté et bonheur d’être la mère de trois merveilleux enfants.

Des moments qui me permettent d’oublier les cris, les bagarres, la fatigue et l’énervement. Et d’avancer, encore, main dans la main avec eux vers leur futur et le bonheur

3 réponses à to “Et puis, je les regarde…”

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