Archive pour la catégorie ‘Vie de mère’

En 2006, après 3 fausses couches et deux longues années d’attente, j’apprenais que j’allais devenir maman.
Le 3 mars 2007, 3kg480 et 50 cm de bébé le plus beau de l’univers me faisait verser des larmes de joie.

Aujourd’hui, ça fait donc 10 années que Gremlins a fait de moi une maman.

Ca n’a pas toujours été facile.
Bébé aux besoins intenses, hypertonique.
Petit garçon au caractère bien trempé qui m’a rendu dingue parfois.

Il y a eu des moments de grandes douleurs :
Ses 5 semaines d’hospitalisation en réanimation pédiatrique à 4 ans
Le harcèlement scolaire dont il a été victime.

Mais malgré tout ça, tellement de beaux moments, de moments de tendresse, d’amour, de rires et de joie.

A 4 ans, j’imaginais un préado/ado au caractère difficile.
Et pourtant, à 10 ans, il est doux comme un agneau, serviable, câlin…
Un garçon qui adore les bébés et s’occuper de ses cadets.

Mon bébé. Mon grand garçon.
Etrangement, je ne suis pas stressée par ce passage à la dizaine. Le voir grandir, évoluer me ravit.
Et pourtant, j’ai du mal à réaliser que sa soeur aura bientôt 9 ans (et Tisinge 7 ans. MANDIEU ! )

J’ai du mal à le lâcher un peu et en même temps, j’ai hâte de voir l’ado, puis l’adulte qu’il deviendra.

Et je ne peux qu’espérer que dans son évolution, il trouvera la confiance en lui qui lui fait cruellement défaut pour le moment.

Joyeux anniversaire Mon Grand Garçon.
Je te souhaite une dixième année pleine de bonheur, de rire, de chocolat, de chansons et d’amour, beaucoup d’amour !

Il y a un truc qui m’insupporte vraiment, c’est le manque d’écoute. Quel qu’il soit.
Mais encore plus quand ça vient des professionnels de santé, et concernant la santé de nos enfants.

Même si je conçois très bien qu’il y a des parents qui s’inquiètent d’un rien, qui consultent pour tout et n’importe quoi.

Mais je reste convaincue qu’il faut écouter les parents. Ils sont les meilleurs juges pour savoir, en général, s’il y a un truc qui ne va pas avec leurs enfants.

Je ne connais aucun parent qui se lève le matin en se disant « tiens, je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, si on allait faire suer le médecin / les urgences ! »
Je ne connais aucune personne « censée » qui adore encombrer inutilement les urgences en perdant des heures dans des conditions inconfortables.

Oh, je ne dis pas que ça existe. Je dis juste que c’est certainement rare.
Et surtout, que dire que « ils viennent pour rien » est juste une grosse connerie à dire. Ils viennent toujours pour quelque chose. Et si ça paraît risible ou sans gravité aux yeux des habitués ou professionnels, pour eux, c’est parfois tellement anxiogène que leur seule solution pour être rassurés, c’est d’aller voir un docteur, en cabinet ou aux urgences.

J’ai 4 enfants. J’en ai soupé, des consultations médicales diverses et variées. Et pourtant, je ne suis pas du style à m’inquiéter facilement.

Je me rappelle, pour mon 1er. A 3 mois, on retrouvait sur ses cols de bodys/pyjamas des légères traces de sang. Ben, contrairement à ce qu’on me conseillait, je n’ai pas foncé voir un docteur.
D’une parce que j’avais le rv du 4eme mois 4 jours plus tard.
De deux parce que ça excepté, mon Gremlins se portait super bien : il souriait, mangeait, faisait caca…
4 jours plus tard, devant le doc, je soulève le pb en fin de consultation. Et bien, c’était juste des traces de sang dues au fait que mon loulou s’égratignait les gencives avec ses ongles.
Voilà, fin du game, pas de stress.

Je me rappelle très bien de la surprise et de l’air goguenard de mon doc, étonné de ma zénitude et du fait que je n’ai pas consulté tout de suite.

Voilà le genre de mère que je suis. Je ne m’inquiète donc pas facilement et la plupart du temps, je gère avec les moyens du bord, préférant éviter de me taper l’attente dans une salle surchauffée et surpeuplée et de sortir de l’argent pour trois fois rien.
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Pendant la grossesse de PetitPépin, je me suis confrontée à deux grosses difficultés : trouver son prénom, ce qui n’a été fait que le jour J, après bien des hésitations.
Et trouver un faire-part qui me plairait.

Étrangement, tant que je n’ai pas eu officiellement le prénom, aucun faire-part ne trouvait grâce à mes yeux.

Finalement, c’est sur le site Monfairepart.com que j’ai finalement trouvé mon bonheur.

Et comme les destinataires l’ont pratiquement tous reçus, je peux enfin vous le montrer, tant il me plaît et tant il a plu !

J’ai choisi ce faire-part pour plusieurs raisons.

Déjà, parce que le format maisonnette qui s’ouvre pour découvrir l’annonce a été un coup de cœur.
La matière aussi, du papier cartonné qui gondole fait très naturel.
Enfin, les couleurs et décors très Noël de l’intérieur, raccord avec la date de naissance de mon bébé.
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Je préviens de suite, ce billet n’est pas sponsorisé ni rien. Je n’ai pas été contacté pour l’écrire, je ne touche rien et même que j’ai payé l’appli de mes propres deniers.

Voilà, maintenant que les choses sont claires, passons aux choses sérieuses.

Tu connais Desperate Houseman le blog ? Non ? Ben tu rate quelque chose. Et je peux même te dire que le gars derrière le blog, Sébastien, est un amour.
Je suis son blog avec attention (même si je ne commente que rarement, pardon Seb ! ) et j’ai même pu rencontrer Sébastien a plusieurs reprises.

C’est grâce à lui que j’ai découvert qu’il était possible de louer un berceau comme ceux de la maternité en pharmacie.
D’ailleurs, quand j’ai partagé une photo de PetitPépin dans ce berceau sur facebook, les questions pour savoir comment je l’avais eu ont affluées.

Mais il y a autre chose que j’ai découvert chez Sébastien, c’est l’application (Iphone et Android) Baby Connect.

Il est dithyrambique dessus : elle est top (même si son billet sur l’appli laissait entendre qu’il y avait des améliorations à prévoir, le billet n’est pas récent et les développeurs ont depuis fait un très bon boulot)

Alors, c’est quoi ce truc, vous vous demandez ?

Ben, vous voyez le petit carnet qu’on vous fait remplir à la maternité pour noter les biberons/tétées et les couches ? C’est la même chose version technologique et surtout, en beaucoup plus complet.
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J’ai lâchement abandonnée le blog. Oui, je l’avoue. Pour de très bonnes raisons.
Ma grossesse ne me laissera pas un souvenir impérissable. Finalement, elle n’aura pas été mieux que les autres que j’avais détesté déjà. Même pire finalement.

J’aurais dû accoucher le 6 janvier. A cause de mon by-pass, il était prévu de ne pas attendre le terme et de déclencher à 38 semaines, soit le 19 décembre.

Mais ma santé en a décidée autrement.
Le 28 novembre, épuisée, au bout du rouleau, j’allais à la maternité et voyais ma gynéco, en pleurs.
Trop de fatigue, trop de douleurs, trop de manque de sommeil, trop de faim… Trop trop trop.
J’étais tellement épuisée que le chemin de mon lit aux toilettes de l’appartement me laissait pantelante.
Que je ne sortais même plus de la voiture pour déposer et récupérer les enfants à l’école pour éviter de souffrir.
Que je voyais le moment de l’accouchement où je n’aurais même plus la force de pousser.

On a donc décidé que non, 3 semaines, ce serait trop pour moi.

Le 4 décembre au soir, je rentrais en clinique pour être déclenchée le lendemain.
Un mois avant terme mais c’était le prix à payer pour que je n’y laisse pas des plumes.
Heureusement, bébé allait bien, lui. Très tonique, voir trop car chaque mouvement me faisait grimacer de douleurs.

Le 5 décembre, a 9 h, on me posait un dispositif (tampon) censé maturer mon col peu ouvert (à 1). J’avais déjà vécu un déclenchement pour Tisinge qui est arrivé très vite (en – de 3 h, sans péri) et je n’étais pas inquiète. Je savais que le soir même j’aurais mon bébé dans les bras.

Mais il faut croire que ce petit bonhomme a décidé de mériter son surnom (PetitPépin) jusqu’au bout.

Si j’ai gardé un super souvenir de mes précédents accouchements, celui ci ne fait pas exception même si j’ai bien cru ne jamais y arriver !

A 11h, aucune contraction, on me remonte dans ma chambre et on me permet de grignoter deux biscottes beurrées.

12h… 13h…. 14h…. Toujours rien. Je suis lasse d’attendre, je plaisante par texto et sur facebook de cet accouchement qui ne se met toujours pas en branle.

15 h, les premières contractions sont là. J’attends d’être sûre avant de rappeler les sages-femmes.
A 15h30, on me redescend en salle de pré-travail.

De 15h à 21h, malgré des contractions bien douloureuses de 40 secondes toutes les 2 minutes, rien. Le col n’a pas bougé, le temps est figé, je commence à désespérer.

On me propose le ballon, puis un bain…

Le seul rayon de soleil, à ce moment là, c’est le changement de garde et l’arrivée de la sage-femme de nuit, Marie, pour laquelle j’avais eu un coup de cœur pendant ma grossesse.
Me dire que j’accoucherais avec elle (et avec ma gynéco qui était de garde ce jour-là) me redonne un peu le moral.

Mais à 1h, toujours rien. J’ai mal, cela fait près d’un mois que je ne dors que quelques heures par nuit, que je ne mange plus, je n’en peux plus.

Pour m’aider, en m’installe en salle de travail pour me mettre sous protoxyde d’azote pour m’aider à me détendre et à gérer mieux ces contractions qui ne font rien.

A 3h, je n’en peux plus. Je pleure, et annonce que je n’ai plus de force, que je ne saurais même plus pousser s’il le fallait à l’instant présent.
Je demande une péridurale, qu’on perce la poche des eaux, bref, tout pour accélérer les choses.
Marie me répond qu’il est hors de question de percer la poche alors que je souffre déjà énormément, et qu’une péri n’est pas vraiment envisageable à ce stade, avec un col qui ne bouge pas.

Mais devant ma tension qui baisse, les nausées qui m’assaillent, elle finit par aller voir ma gynéco et l’anesthésiste de garde.

Il est alors décidé de poser la péridurale tout de même, puis d’attendre qu’elle fasse effet pour percer la poche des eaux.

3H30, la péri est posée. 10 min plus tard, je plaisante avec l’anesthésiste qui est celui qui m’a suivi toute ma grossesse pour les sondes.
Devant ma bonne humeur qui l’étonne, je lui apprends que cela fait depuis le 14 juillet, date de la pose de ma 1ere sonde, que je n’ai pas eu un moment sans douleur. Et je savoure donc l’instant.

La poche est percée quelques instants plus tard. Puis on me laisse, dans une position qui rappelle la PLS (position latérale de sécurité) mais exagérée, presque sur le ventre.
Je m’endors illico.

Je ne me réveillerais qu’à 6h, avec le retour de Marie. Qui m’annonce que le col a enfin commencé à bouger, je suis à 4.
On regarde toutes deux l’horloge indiquant l’heure. Elle fini sa garde à 7h30, et je veux vraiment que ce soit elle.

A 7h, 7cm. Elle m’annonce qu’elle va me présenter la sage-femme qui la remplacera pour mon accouchement.
Elle sort de la pièce, revient accompagnée. Elle n’a pas le temps de parler que j’annonce « j’ai envie de pousser. Maintenant ».

Elle n’y croit pas, regarde. Et m’annonce voir les cheveux de ce bébé qui se fait tant désirer.

Le temps d’appeler la gynéco et de m’installer, en 2 poussées, bébé est là. 7H29. In extremis.

Tout le monde sourit dans la pièce, je ressens un soulagement et une plénitude intense.
Enfin, c’est fini. Enfin, on va pouvoir me retirer les sondes. Enfin, je ne vais plus souffrir.

Je regarde ce petit bouchon pour lequel j’ai choisi un prénom de roi. Je remarque de suite qu’il est la copie conforme de ses frères, en plus petit : 48 cm et 2930g
Il crie tout de suite, un cri fort, intense mais bref. Me baptise d’un petit pipi comme ses aînés, ce qui me fait rire.

Nous sommes le mardi 6 décembre, PetitPépin est arrivé avec un mois d’avance mais très bien portant.

Je suis sortie de la maternité le vendredi, après un scanner qui a confirmé que les calculs dans les reins étaient passés, et qu’on pouvait me retirer les sondes, ce qui fut fait dès le lendemain de mon accouchement.

La différence est flagrante, je revis. Des nuits reposantes (malgré les réveils de bébé), l’appétit qui revient, plus de vomissements, et je peux enfin remarcher sans douleur. Bref, que du bonheur.

Mes grands ont découvert leur petit frère le vendredi soir. Ils en sont gagas et se battent (surtout les garçons) pour savoir qui pourra le porter et lui donner le biberon.
Ma salle de bain, déjà petite, devient minuscule quand je donne son bain ou change la couche de mon petit dernier, car les aînés viennent assister au spectacle.

Tisinge ne supporte pas d’entendre son petit frère pleurer. Ça le rend triste, et le voilà qui vient «Maman ! Le bébé pleure, il faut s’en occuper, il est malheureux ! »

Il est également ravi d’être devenu grand frère. Mais a du mal à comprendre qu’il reste tout de même le petit frère de ses aînés. Ça l’agace, lui qui veut tant grandir vite.

Finalement, la vie à 5 s’organise plutôt bien. Même si je regrette parfois de n’avoir personne à qui passer le relais pour souffler, je ne me plains pas car PetitPépin reste un bébé assez facile finalement et que je me sors plutôt pas mal pour le moment.

J’attends juste avec impatience qu’il fasse ses nuits, en espérant qu’il les fera plus vite que ses frères, afin de vraiment pouvoir me reposer.

Mais en attendant, cela fait 3 semaines qu’il est là. Et ce n’est que du bonheur.