Archive pour la catégorie ‘Un défi ou un écrit 2016’

Cette semaine, je ne ferais pas le défi proposé par Agoaye, tout simplement par manque de temps mais surtout, parce que ça ne tombe pas au bon moment.
Je me renseigne pour prendre des cours de LSF (langue des signes) mais le budget n’est pas encore là. Mais c’est en projet.

Par contre, la partie écrit me parle beaucoup plus. Qu’est ce qui plaît en moi ?

La question est pertinente et tellement difficile.
Et, c’est rigolo, je pensais de plus en plus à un billet qui colle avec ce thème, il tombe donc à pic.

Vous n’êtes plus sans savoir que j’ai pris la résolution de m’attaquer à mon bien-être, de prendre du temps pour enfin me retrouver.
Je suis depuis quelques semaines suivie par une infirmière psy au centre d’addictologie.

J’en parlerais lors d’un prochain billet pour vous tenir au courant de ce que ça donne.

Par contre, elle m’a permis de réaliser que je n’étais vraiment pas tendre avec moi-même.

Je suis capable de voir le meilleur chez l’autre, quel qu’il soit.
De ne pointer que le positif, minimiser le négatif.

Démontrer par A + B ce qui fait de quelqu’un une personne merveilleuse.

Ce dont je suis incapable avec moi-même.

Je n’arrive pas à voir mes bons côtés. Et ceux que je considère comme bons sont souvent aussi en partie des défauts.

Et si on me fait un compliment, je vais tout de suite le justifier ou le minimiser.

On me trouve jolie ? C’est le maquillage, bien sûr, ou la nouvelle coiffure…

Et c’est toujours comme ça.

Une bien mauvaise habitude dont j’essaye depuis peu de me débarrasser, même si je ne trouve pas comment faire.

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Ça devient compliqué de réussir les défis que nous lance Agoaye. Pour moi, en tout cas.
Sachant que la semaine dernière, j’ai fait le choix de me lancer dans un projet à long terme pour prendre soin de moi et me retrouver, il est difficile de trouver comment faire rentrer ça dans les défis proposés.

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Mais finalement, je me suis dit que j’avais un résultat à apporter. Un résultat peu matériel. Avec une technique qui ne dépend pas de moi. Mais cela me permet de poser aussi une annonce assez importe concernant mon changement de vie que je commence depuis la rentrée.

Cette semaine, j’ai enfin pris mon courage à deux mains pour commencer une démarche à laquelle je pense depuis des années.
J’ai donc, vendredi, poussé la porte d’A.A.V.A.S, une Association d’Aides aux Victimes d’Abus Sexuels pour enfin déposer plainte contre l’homme qui m’a agressé sexuellement alors que je n’avais que 8 ans.

Pas de viol, un attouchement. Un ami de la famille en qui nous avions tous confiance.

Pendant de longues années, je n’ai osé en parler, gardant cette unique agression secrète. Je me sentais salie, honteuse et aussi coupable.

Jusqu’au jour où, quelque temps après ma majorité, j’ai pris enfin conscience que je n’avais rien à me reprocher du tout. Et que j’ai enfin avouer la vérité à ma mère.

Je n’ai revu ce type qu’une seule fois, une unique fois où je me suis permise de l’envoyer paître bien sèchement et vulgairement.

A l’époque, nous n’avions pas porté plainte. Mes parents étaient plutôt partisans de taire tout cela.

Pendant un temps, j’ai… « accepté » en quelque sorte.

Mais les années passant, j’ai commencé à me dire que c’était trop facile pour lui, que je me taise.
Que si ça se trouve, mon silence l’a amené à agresser d’autres filles.

Je ne trouvais malgré tout jamais le courage, le temps, la motivation pour commencer ses démarches, malgré la culpabilité qui me tenaillait de me taire.
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J’avais un peu laissé de côté le blog, et je reviens doucement.
Ma vie est assez mouvementée actuellement, un peu trop pleine parfois, et j’avais un peu perdu le goût d’écrire.

Cette semaine, j’ai longtemps hésité. Allais-je faire le défi de cette semaine ? Sous quelle forme ?
Je ne trouvais rien, et je me résignais déjà à sauter encore cette semaine et puis je me suis dis qu’après tout, j’étais déjà en train de m’investir sur plusieurs longs projets, qui me demandent un certain investissement physique et moral, dont j’ai déjà un peu parlé.

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Ce qui me bloquait, en fait, dans ce défi, c’était la seule condition : qu’à son issue, j’ai réussi à créer quelque chose.

Je ne voyais pas. Et puis, en fait si. Parce que créer quelque chose ne veut pas dire forcément que ce sera quelque chose de matériel ou même de quantifiable. En tout cas, c’est ainsi que j’ai décidé de voir ce défi.

Alors je vais vous parler des démarches que j’ai entamées et dont le but est de créer quelque chose d’unique : un nouveau moi. Une nouvelle Vanessa qui aura muée, changée.
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Cette semaine, le défi lancé par Agoaye, une parole bienveillante envers les autres, est particulièrement facile pour moi, pour une fois.

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Dans la vie de tous les jours, je fais déjà tout cela. Je ne suis pas avare de compliments, et mes enfants sont les premiers à en bénéficier. Mais j’ose souvent dire les choses aux gens.
Je suis capable de dire à une personne que je ne connais pas que je trouve ses yeux magnifiques ou que j’adore ses bijoux.
Les gens sont souvent surpris mais je sens que ça leur fait plaisir, leurs visages s’illuminent vraiment, et je ne sais pas qui, d’eux ou de moi, prend le plus de plaisir à ce moment là…

Je souris tous le temps ou presque, dans la rue. Je salue les gens d’un sourire ou d’un signe de tête même si je ne les connais pas, propose spontanément mon aide quand besoin est, je remercie toujours, même pour un simple conducteur qui m’aurait cédé le passage. Je suis profondément sociable.
Je suis toujours étonnée de voir les gens surpris de mes sourires, de mes remerciements ou de mes saluts. Cela me semble tellement naturel !
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J’ai eu du mal à faire la liste de ce qu’on m’as dit et qui m’a fait plaisir.
J’ai beaucoup de mal avec les compliments, estimant ne pas les mériter.
Aussi, je les oublie aussi vite qu’ils m’ont été dit…

Et j’ai eu encore plus de mal avec la liste de ce que j’aimerais qu’on me dise. Cela me donne l’impression de demander mais surtout, d’être un peu égocentrique, égoiste….

Mais voilà. En bleu ce qu’on m’a déjà dit. En vert ce que j’aimerais entendre :

Tu est belle

Tu est celle que j’attendais

Je t’aime

Tu est parfaite ainsi

Merci

Reste comme tu est

T’es super

Tu est unique

Je suis ravi de t’avoir rencontré

Tu est irremplaçable

Je t’admire

Pardon

C’est toi que je préfère

Tu m’épates

Maman

J’ai choisi de me dire chaque matin « Tu est belle » et « Reste comme tu est ».
Parce que je veux croire que je suis assez bien. Que je suis belle, que je n’ai pas besoin de changer, même si je fais tout pour…