Archive pour la catégorie ‘Projet 53 billets en 2015’

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Depuis toute petite, je rêve de parcourir le monde. Visiter de nombreux pays, découvrir des nouvelles cultures, m’émerveiller devant les paysages de rêves…

Et pourtant, à part un court séjour en Turquie en 2008 pour mon voyage de Noces, séjour que j’ai passé sur un transat de l’hôtel, étant enceinte de près de 6 mois et en menace d’accouchement prématuré, je ne suis jamais partie en voyage hors de France.

Oh, ne vous y trompez pas, j’adore les quelques voyages que j’ai pu faire en France, les découvertes faites. Mais je rêve néanmoins de dépaysement, de choc des cultures…

Depuis des années, au moins 10 ans, je suis le blog de Ciloubidouille. J’adore ses tutos bricolages / décorations. Mais depuis plusieurs mois, ce sont ses billets sur sa vie d’expatriée en Chine que je lis avec voracité et ravissement.
Son compte Instagram est juste un bonheur pour les yeux, du dépaysement, de l’imprévu, je suis chacun de ses voyages en ayant l’impression, un peu, d’y être.

D’ailleurs, je me régale des voyages des autres. Je n’ose pourtant pas leur demander un truc minuscule qui me ferait vraiment triper : recevoir une carte des contrées qu’ils visitent !
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Si vous voulez me faire plaisir, actuellement, vous le pourriez en m’offrant quelques jours loin de mon quotidien.

Entre Schtroumpfette et son suivi, Tisinge et son comportement, Gremlins et les suites de son agression, la recherche d’une école pouvant les accueillir, le suivi à mettre en place pour Tisinge, la fatigue, le découragement, l’impression de n’avoir plus de « bon temps », j’ai souvent l’impression de m’être perdue en ce moment, de ne plus arriver à suivre, de ne plus trouver de temps, de courage, de motivation.

Je crois d’ailleurs que le fait qu’ils partent tous trois chez leur père pendant un mois va me faire un bien fou.
Même si, pendant ce mois, j’aurais quelques rendez-vous les concernant. Je devrais continuer à me renseigner, à trouver des pistes pour permettre à Tisinge de continuer sa scolarité.

Alors, si vous voulez me faire plaisir, emmenez moi loin de chez moi. Loin de ma ville, de mes ennuis, de mes coups de fils, de mes obligations.

Offrez moi des vraies vacances.
Offrez moi un moment de détente parfaite, où je n’aurais à penser qu’à moi, ou à rien.

Offrez moi de pouvoir faire le vide dans ma tête, dans mon cœur et dans mon corps.

Offrez moi un brin de courage, pour pouvoir réussir à continuer à avancer, à prendre des décisions qui risquent d’être difficiles et douloureuses pour l’avenir de Tisinge.

http://www.agoaye.com/

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Je me suis demandé comment traiter le thème proposé par Agoaye cette semaine.
Parler de ma mère ? De moi ? Des mamans en général ?
Puis d’un coup, j’ai su.

Cher toi,

Depuis un an, depuis que j’ai décidé de mettre un terme à une vie qui ne nous convenait plus, nous voguons entre apaisement, colère, compromis et exaspération.
Certains me demandent comme nous faisons pour continuer à nous entendre malgré tout plutôt bien.
D’autres me plaignent, regrettent pour moi les presque 13 années passées.

Pourtant, je ne regrette rien. Même si j’avais une machine à remonter le temps, je ne changerais pas ce jour de 2002 où nous avons décidés de faire un bout de chemin ensemble, un chemin qui nous a mené si loin, toi et moi, et qui a crée entre nous des liens qui ne pourront jamais se défaire, quoi qu’il puisse se passer désormais.

Je sais que tu m’en a voulu de « gâcher » ces années par cette fin si brutale. Tu n’as jamais compris, je crois, que nous nous abîmions, et que nous méritions mieux tout deux que cette frustration qui commençait à prendre toute la place dans notre existence.
Tu n’as jamais voulu me croire quand je t’ai dit que l’amour et les sentiments n’ont jamais été le problème de mon côté.
Tu as cru que je ne t’aimais plus. Mais c’était faux. Je t’aimais trop, mais d’un amour qui s’affadissait, et surtout, qui menaçait de tourner à la rancoeur.
Au point de ne plus savoir les raisons pour lesquelles j’avais tant lutté pour que tu fasses partie de ma vie.

Il y a eu des hauts et des bas. Beaucoup de bas à la fin. Je t’en ai voulu. Je m’en suis voulu. Foutre 13 ans en l’air, 3 enfants, une maison, une vie…
Et avec le recul, je sais que cette décision était la bonne. Pour moi comme pour toi.
Tu as retrouvé l’amour avec quelqu’un qui, sûrement, te correspond mieux et supporte mieux tous les défauts que je ne supportais plus moi.
J’ai ressenti un coup au coeur, un deuil à faire certainement. Mais finalement, c’est aussi de la joie pour toi qui a pris le pas. Parce que malgré tout, tu mérites tellement pour tout ce que tu m’as offert.

Tu m’as offert 12 ans d’une vie pas toujours facile, que j’ai parfois détesté, mais qu’avec le recul, j’ai aimé la plupart du temps.

Tu m’as permis de construire une partie des rêves que j’avais : une maison, un chien… Des rêves basiques en somme…

Et surtout, surtout, tu m’as offert par trois fois le plus merveilleux des cadeaux : nos enfants.

C’est grâce à toi qu’aujourd’hui, trois merveilleux enfants partagent ma vie, un lien entre nous que rien ne pourra jamais égaler.
Grâce à toi que j’entends chaque jour le mot « maman », dans des rires, dans des pleurs, dans des moments de joies et dans des moments de doutes.
Ce mot maman qui me défini en partie et à fait de moi la femme que je suis désormais, pleine de détermination mais aussi de doute, d’amour et de lassitudes….

Merci. Un simple mot. Comme Maman. Comme Moi.

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Nous sommes le 3 mars 2007. Ce rendez-vous, je l’attend depuis tellement longtemps. Près de 4 ans, avec plusieurs rencontres manqués et pleurés.

La veille, l’excitation montait. Ce serait demain, j’en étais sur. Je me suis préparée, j’ai été me coucher plus tôt pour être en forme.

A 10 h, je claquais la porte de notre appartement. J’avais raison, ce premier rendez-vous, ce serait pour aujourd’hui.

4 ans à l’attendre. 3 déceptions. 9 mois difficiles et angoissants.

16 h 20, le voilà, il arrive. Après 6 heures d’attente sereine et quelques secondes d’un travail sans stress.
Il est magnifique. Une tête ronde, des yeux bien éveillés, pas un cri, pas de pleurs, juste une évidence : le voilà là, à sa place, où il a toujours été.

Nous sommes enfin une famille.

25 juillet 2008. Le rendez-vous est prévu le 27.
Pourtant, la veille, j’ai appelé une amie : pourra-telle s’occuper de mon Gremlins si je devais filer en plein milieu de la nuit pour cette première rencontre ?

Le lendemain matin, rien.
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We_Can_Do_It!

Agoaye a choisi un sujet difficile cette semaine. Parce que qui dit victoire, dit « être fière d’avoir réussi ». Et de quoi suis-je si fière que je le considère comme une grande victoire ?

J’y ai longtemps réfléchi mais tout ce qui me venait en tête était des choses futiles, peu importantes finalement avec le recul.

Puis j’ai trouvé.

Il y a 3 choses que je considère comme des grandes victoires personnelles.

La première de mes victoires, fut de faire reconnaître que ma Schtroumpfette avait un problème. Quand les enseignants et médecins ont admis qu’il y avait un problème, cela faisait déjà deux ans que je cumulais les avis de différents professionnels pour prouver que j’avais raison, que son retard de langage était plus qu’un simple retard banal et méritait une attention soutenue.
Le jour où on m’a enfin dit « Votre fille a un problème » fut donc une victoire, amère certes, mais grande. Car cela a permis d’enfin mettre en place des choses pour l’aider.
Il y a encore des batailles à mener là-dessus comme la pose d’un diagnostic, mais c’est fait, enfin, tout le monde admet que non, ce n’est ni de la paresse, ni de sa faute, mais qu’il y a bien une pathologie et qu’elle a besoin d’aide.
Et nous aussi.
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