Archive pour la catégorie ‘Ma vie de femme’

Il y a plusieurs mois déjà, j’ai lu le livre de Marie Kondo, La magie du rangement, dont on m’avait tant parlé.
Ça tombait au moment où je commençais à me dire qu’il fallait que je fasse du tri dans ma vie.

S’il reste un livre intéressant avec beaucoup de bonnes idées, tout n’est pas forcément à prendre.

Mais j’ai commencé à réfléchir un peu à mon intérieur, à ce que je voulais y ressentir.

J’ai fait le tri dans ma garde-robe (déjà riquiqui), puis dans tous les bibelots qui encombraient mes étagères.

Déjà, avec juste ça, j’ai ressenti un vrai bonheur à alléger ainsi ma maison et mon quotidien.
Moins de trucs à ranger, moins de trucs à déplacer pour nettoyer.

Depuis, j’avais laissé en stand-by, me limitant à faire attention à ne pas re-remplir mon chez-moi et à choisir avec soin ce que je veux faire rentrer dans ma maison.

Puis, j’ai commencé mes démarches diverses (dont je vous parlerais dans mon prochain billet).

Puis j’ai presque déménagé.

Presque. C’était prévu pour la fin du mois. Mon immeuble était mis en vente par le bailleur HLM, on m’a proposé un autre appart sympa, même si ce n’était pas forcément ce que je cherchais, et j’ai dit oui.

J’ai commencé mes cartons, fait encore un peu de tri, vendu pas mal de trucs que je n’avais pas envie de balader.
Lire la suite de cette entrée »

Sur le chemin que j’emprunte pour réussir à me retrouver et à être enfin bien, une chose me bloquait.

Cette chose, c’est une agression sexuelle subit dans l’enfance, que j’ai longtemps cachée par honte, peur et culpabilité.
Quelle connerie….

Je ne l’ai avoué à mes parents que tard. Ça en est resté là. Je n’ai pas eu le déclic pour porter plainte à ce moment-là et pendant longtemps, ce fut une autre culpabilité qui a alourdit le poids que je porte sur mes épaules.

Mais cette agression est pour beaucoup dans les fragilités que j’essaye désormais de combattre. Et depuis quelques années, je ne cessais de penser qu’en me taisant, je me faisais complice de mon agresseur.
En effet, j’ai toujours imaginé qu’il avait bien du se sentir intouchable du fait de mon silence, et que si un jour, il recommençait, ça serait donc en partie ma faute (foutue culpabilité et mésestime de soi…).

Heureusement, sur ce même chemin, j’ai rencontré des personnes qui ont su m’écouter, m’entendre, puis me pousser à mettre à jour ce ressenti et à trouver enfin le courage de changer les choses.

Mercredi 23 mars 2016 restera le jour où j’ai dit stop. Stop à cette culpabilité qui n’a plus lieu d’être. Stop à cette sensation d’être en partie responsable.

J’ai poussé la porte du commissariat où j’avais rendez-vous et j’ai porté plainte.

J’ai parlé, pendant près de deux heures. Raconter. Expliquer. Essayer de me souvenir du maximum de détails.

J’ai rougi, j’ai eu chaud, puis froid, envie de vomir, envie d’abandonner et de laisser tomber.

J’ai eu la chance de tomber sur une personne humaine et super, qui a su me répéter à plusieurs reprises qu’il n’y a pas de petites agressions. Qu’une agression n’est jamais légère. Que je suis la victime. Que je mérite le respect et l’écoute.

J’appréhendais beaucoup ce rendez-vous. Je ne me souviens pas de grand chose, hormis de l’acte lui-même. C’était il y a si longtemps, les preuves, les détails sont perdus depuis tant de temps.

Et finalement, ça s’est plutôt bien passé.

Lire la suite de cette entrée »

Cette année, je participe au projet d’Agoaye, « une année de bienveillance ». J’avais déjà aimé son projet de l’an passé, et cette année, le sujet convenait particulièrement à certaines décisions que j’ai prises pour améliorer ma vie.

J’ai arrêté de me leurrer pour regarder les choses en face, et pris des résolutions.

J’ai aussi enfin réussir à m’avouer que j’avais un réel problème avec l’argent et, depuis quelques mois, avec la nourriture.

J’ai cherché sur le net comment arrêter de mettre mon budget et ma santé en péril pour des pulsions comme celles-ci.

J’ai tenté les techniques trouvées un peu partout : tenir un carnet, laisser un temps avant de succomber ou pas….

Rien n’y a fait.

Alors, un jour, j’ai tapé « pulsion d’achat » sur Google et j’ai fini, au gré de mes lectures, de découvrir qu’il existe une addiction à l’achat, souvent couplé à des compulsions alimentaires. Que c’est une vraie maladie, comme l’addiction à la drogue, à l’alcool…

Dans un premier temps, ma première réaction a été de minimiser les choses. Une addiction à l’achat, la bonne excuse, haha ! Il me manque juste un peu de volonté, je ne suis pas comme ça moi.

Et puis, quand j’ai décidé d’arrêter de me leurrer, j’ai fini par faire des recherches un peu plus approfondies, et par trouver l’adresse, sur Angers, d’une association qui gère les problèmes d’addictions, alcool, drogues, jeux mais aussi achats et alimentaires.
J’ai pris un rendez-vous que j’ai avoué à mon médecin traitant quelques jours avant.

Il était ravi que je fasse ce premier pas.

Ce rendez-vous, c’était vendredi dernier.

Je n’étais pas fière, en poussant la porte. J’avais peur et un peu honte aussi.

J’ai rencontré la femme qui sera ma référente dans ce nouveau parcours que je débute.
Nous avons parlé longtemps. Surtout moi. Plus de deux heures.
Je n’ai rien caché, tout dit, même du superflu pour moi mais elle, elle a entendu des choses derrière cela.

Elle m’a dit ce qu’elle en pensait, ce qu’elle entendait.

J’ai été surprise, choqué, et parfois, pas du tout surprise aussi.
Lire la suite de cette entrée »

Comme je l’ai dit précédemment, cette année, je veux enfin faire attention à moi, me reprendre en main, bref, faire preuve de bienveillance envers moi, physiquement et moralement, et retrouver une estime de moi que j’ai perdu dans ma vie de couple.

Dès la première semaine de janvier, j’ai multiplié les appels pour prendre enfin les rendez-vous trop longtemps reportés à demain.
il y a 10 jours,  j’avais un rendez-vous un peu spécial, à la Clinique de l’Anjou, à Angers, pour un suivi post-bypass.

Il s’agit d’une unité de soins thérapeutiques alliant psy, diététique et sport, le tout adapté aux obèses opérés ou non.

12621961_1721182918126569_8920626832449581709_o
Depuis 3 ans que je suis opérée du by-pass, j’ai du mal à perdre mes habitudes de grosse. M’habiller est difficile car je n’arrive pas du tout à gérer mon image, ni à vraiment l’accepter pour ce qu’elle est.

Et puis, je n’ai aucune volonté pour le sport. Je suis vite essoufflée, ou je me blesse rapidement. Peut être juste parce que je ne fais pas les bons mouvements, ou que je ne prends pas le bon rythme. Du coup, j’abandonne très vite, trop vite.

Enfin, depuis quelques temps, j’ai des pulsions alimentaires.
Ça a commencé il y a près d’un an, au moment où j’ai été si mal, en fait.
J’avais donc mis cela sur mon moral bien trop bas. Puis sur la fatigue.
Mais je ne peux plus me leurrer.
J’ai quasi tout le temps faim. Et si je ne mange pas, je ne pense qu’à ça. J’en tremble, comme en manque.
J’ai pensé, un temps, à la boulimie, mais quand je mange, je ne me bourre pas de nourriture, je ne me fais pas vomir.
Non, juste je pourrais manger toute la journée, en petites quantités, certes, mais c’est tout de même trop.

Mon chirurgien m’avait parlé de ce programme pour le sport, surtout. Je ne lui ai pas avoué mes pulsions, j’en avais trop honte (et c’est toujours le cas).

J’ai enfin appelé, et j’ai eu un premier rendez-vous d’une heure avec une infirmière du service pour m’expliquer le fonctionnement, parler de moi, de mes attentes. Prendre aussi mes mesures.
Lire la suite de cette entrée »

Souvent, je reçois des commentaires qui me demandent comment je fais, maman solo, au quotidien avec trois enfants.
On m’encourage mais surtout, on me dit souvent bravo, que je suis courageuse…

Il y a quelque temps, Rhyna a écrit un article sur comment elle fait avec 3 enfants de moins de 6 ans.
Perso, j’ai passé cette période, mes grands ayant maintenant 7 et 8 ans.
Mais étrangement, je trouvais plus facile de gérer les trois en même temps quand ils étaient petits.

Il n’y a ni supers pouvoirs, ni miracle à réussir à gérer une vie familiale, surtout en solo. On fait comme on peut, comme on veut, comme les enfants ont besoin.
On mélange un peu tout ça puis on se lance, on réadapte, on abandonne…

Finalement, comme je l’ai dit dans un autre billet, il me semble, je trouve l’organisation familiale bien plus facile depuis que je suis solo. Certainement parce que c’est à moi de tout décider, que je n’ai pas à débattre, à marchander. Même si c’est lourd, parfois, de porter tout ce poids seule.

Niveau organisation quotidienne, hormis pendant les vacances, nous avons un rythme quasi immuable, que je suis chaque jour, de gré ou de force, pour ne pas me laisser déborder.
Lire la suite de cette entrée »