Archive pour la catégorie ‘Bad Mother’

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Punaise, on est bêtes. Mais bêtes.

Trois enfants et pourtant nous nous sommes fait avoir comme des idiots.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu à plusieurs reprises famille et amis sur ce qui peut être offert ou pas.

Alors, pourquoi avons-nous offert un mini-piano à Gremlins pour ses sept ans ?

Nan, mais franchement ! Le cadeau idiot qui t’horripile au bout de cinq min tant il fait du bruit.

Comment on a pu ne pas penser que cela nous saoulerait vite? Ce n’est pas comme si on n’avait pas déjà fait blocus à des tonnes d’autres jouets du genre. Ce n’est pas comme si on en avait pas fait disparaître rapidement à peine offert !

Et là, c’est nous, nous parents, qui avons fait rentrer cet instrument diabolique dans notre maison !

Instrument qui est devenu THE jouet préféré des gnomes.

Du coup, on n’arrête pas de trouver des excuses pour qu’ils ne l’utilisent pas : « Pas au réveil, cela fait mal à la tête ». « Pas maintenant, Tisinge regarde son dessin animé ». « Tout à l’heure, là, j’ai mal à la tête »…

Quand on est con….

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D’après certains, je suis une mauvaise mère. Parce que je n’aime pas jouer.

Oui, j’avoue, je n’aime pas faire semblant avec des petites voitures, ou passer des heures à faire des tours de légos ou kapla. Cela m’ennuie royalement.

J’ai bien essayé, hein… Mais j’ai vite arrêté. Je n’y prends aucun plaisir et je suis sûre que mes loulous le ressentent aussi.

Oh, ils ne sont pas malheureux, hein ! J’adore jouer à cache-cache. À faire des chatouilles. À chanter. À faire des devinettes.

J’aime jouer aux jeux de société, aux dames, aux dominos.

Mais les jeux d’enfants. Non…

Et aller au parc, beurk…

Bon, en vrai, j’aime bien. Mais quand le parc ne fait pas des milliers de kilomètres carrés à explorer et quand il n’y a pas une foule digne d’un OM-PSG !

Autant te dire que c’est rarement le cas.

Du coup, je ne vais que rarement au parc avec eux. C’est Père Charmant qui s’y colle, il aime bien, lui.
Ce n’est pas comme si on n’avait pas un jardin avec toboggan et trampoline non plus, ho !

Du coup, les enfants ne sont pas demandeurs du parc. Sauf le week-end.
Et je profite de ce moment où ils sont avec leur père pour faire des trucs « rien que pour moi »
Un bon bain chaud, un moment de lecture. Je savoure pleinement.

Ils s’en remettront….

Et elles aussi sont des Bad Mothers !

Maman Floutch , Môman imparfaiteLoustique et pixels,  Blabla popote et cousette,  Maman pomme et ses pépins,  Maman Louzoù,  De quoi je me Mèl,  Miss Barjabulle,  Bigmama,  Maman est au musée,  Ma famille REcomposée,  Amélie Epicétout, Petits diables,  Confidences de maman,  Mademoiselle Farfalle,  Game of Mômes,  Mission: maman au foyer

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Depuis plusieurs mois, Tisinge n’a plus envie de faire la sieste.
Il ne se sent pas fatigué, joue dans sa chambre quelques minutes avant de crier puis pleurer pour en sortir.

Pendant quelque temps, j’ai tenté la journée sans sieste.
Résultat : il était infect le soir, le coucher était catastrophique et moi, j’étais claquée de n’avoir pas eu un temps de repos l’après-midi (je parle là des jours où ils ne sont pas à l’école, hein ;

Du coup, j’ai réinstauré la sieste.

Il a désormais 3 ans ½. et clairement la sieste n’est pas forcément quelque chose dont il a besoin.
Maintenant, s’il ne la fait pas, il le gère bien et nous n’en avons pas le contrecoup.

Mais c’est moi, qui ai besoin de ce moment de calme.
Depuis juillet, depuis mes nombreuses hospitalisations, la fatigue est toujours là, j’ai du mal à me remettre et j’ai vraiment, vraiment besoin de m’allonger une heure ou plus, de dormir un peu. Sinon, je me traine jusqu’au soir, épuisée, et j’ai besoin d’une journée ou deux pour me remettre (saleté d’endométriose)

Tisinge me réclame régulièrement de ne plus faire la sieste, de pouvoir jouer à la console ou regarder un dessin animé avec ses aînés (ce qu’ils font pendant que Tisinge et moi nous reposons)

Je devrais dire oui. Mais je n’y arrive pas. Égoïstement, je privilégie mon confort et mon bien-être et j’explique à Tisinge que si, il a encore besoin de faire une petite sieste, car il est encore trop petit…

Bon, à ma décharge, quand il veut bien m’écouter et se poser, il dort facilement 2 h. Je n’ai donc pas tout à fait tort, non ?

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Gremlins voulait inviter ses copains pour son anniversaire. Comme depuis quelques années. Et je me suis empressée d’accepter, car j’ai de merveilleux souvenirs de mes propres anniversaires.

Dans un premier temps, nous devions le faire le samedi 1er mars. A deux jours de sa date d’anniversaire.

Il avait l’autorisation d’inviter 7 copains. 7 copains pour ses 7 ans

Puis nous avons appris que le jour prévu, un des copains invités organisait déjà son anniversaire. Avec 4 autres des copains que Gremlins prevoyait d’inviter. Mince.

Vite vite, on avance d’une semaine, on repousse l’anniversaire en famille prévu ce jour là et on se dépèche d’envoyer les invitations pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Tout est calé. Tout le monde est dispo sauf un des copain, bref, tout est pour le mieux.
Je passe une semaine à préparer l’anniversaire sur le thème Pokémon avec les indications de mon fils.

L’avant-veille de l’anniversaire tant attendu, au coucher, Père Charmant m’appelle : « Viens voir Gremlins ! »

Je monte, et je le vois en train de pleurer. Mais limite à grosses larmes.

Je m’enquiers du pourquoi de ce gros chagrin : « Gremlins vient de se rendre compte que quand on va fêter son anniversaire avec ses copains, ça ne sera pas le jour même de son anniversaire ».

En bref, monsieur chiale parce qu’on lui organise une super fête mais qui n’aura pas lieu le jour J exact…

Autant te dire que ce n’est pas une attitude d’écoute ou de compassion que j’ai eu. Non. J’ai vu rouge. Et je me suis fachée « T’es pas content de fêter ton anniversaire. Très bien. Tu sais quoi ? Ben on va tout annuler et puis c’est tout ! Voilà ! N’importe quoi ! »

Et je suis redescendue, furax. Encore plus quand Père Charmant m’a dit que j’aurais pu être plus gentille.

Ben non…

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C’est ce que j’ai hurlé à mes enfants, il y a quelques jours.

Après un week-end où ils avaient été infernaux, après une nuit pourrie, je les ai réveillés à 7 h comme d’habitude pour aller à l’école.
En moins de 10 minutes, ils ont tellement testé les limites de ma patience que j’ai « pété un câble »

À 7 h 10, comme une furie, j’ai hurlé contre eux et je leur ai dit que puisque apparemment, c’est ce qu’ils aimaient, j’allais désormais ne plus que crier pour leur parler, que j’en avais assez d’eux, que je ne m’occuperais plus d’eux et que je ferais comme si je n’avais plus d’enfants, comme cela, j’aurais enfin la paix.

Je les ai ignorés jusqu’à ce que je les dépose devant l’école. Ils n’ont quasiment pas dit un mot jusque-là, me lançant des regards circonspects.

Leurs câlins étaient un peu plus appuyés que d’habitude, à l’heure de se dire au revoir. Mais j’étais tellement pleine de colère que je me suis contentée de les serrer rapidement et de les fuir, tant je ne supporte plus leurs cris, leurs bravades, leurs bêtises…

Je suis rentrée chez moi. J’ai fait un brin de rangement, bosser un peu. Puis le silence s’est imposé, en moi comme dans la maison. Et j’ai eu envie de pleurer.

J’ai dit à mes enfants, en gros, que je ne les aimais plus et que je n’étais plus leur mère. Putain. Ca fait mal. Je suis devenue pendant quelques heures comme mon père. Une personne qui fait mal avec les mots.

Et pourtant je sais combien les mots peuvent être plus douloureux que les coups. Je sais combien ils marquent et combien il est difficile de s’en défaire.

J’ai attendu toute la journée d’aller les chercher. Nous y avons été avec leur père. Ils ont à peine ouvert la bouche. Seul Gremlins a dit à son père, pendant que j’achetais du pain « Tu sais, maman, elle a dit qu’elle n’avait plus d’enfants ».

Cela m’a fait mal. Et j’ai eu envie de pleurer pour eux, pour moi. Pour la confiance que j’ai brisée en eux.

On a eu une grande explication. Je leur ai dit que je les aimais toujours, que jamais je n’avais cessé de les aimer. Mais que j’avais été très en colère. Et que parfois, en colère, on dit des choses qu’on ne pense pas.
Qu’ils seraient toujours mes enfants, même s’ils font des choses qui ne me plaisent pas. Que je ne cesserai jamais d’être leur mère, de les aimer, et de m’occuper d’eux.

On a mis en place un règlement et un tableau de comportement. Afin de poser les choses, de parler de tout cela de façon plus détachée, moins passionnée.

Ils ont été très demandeurs en câlins ce soir-là. Je leur en ai donné plus que jamais.

Je me sens pourtant toujours une bad mother….