Alors, cette rentrée ?

Bientôt 3 mois que les enfants ont repris le chemin de l’école.

Comme tous les ans, j’appréhende toujours la rentrée. Avec deux enfants ayant des besoins particuliers, la remise en route des suivis, la roulette russe de la présence ou non de l’AVS…. Bref, depuis quelques années, étrangement, je tombe malade la veille du jour J.

Cette année, j’appréhendais tout particulièrement.

Pas pour Gremlins, qui est rentré en 5ème sans difficultés particulières, ni pour Tisinge qui fait sa rentrée en CM1 de manière magistrale et avec très peu de suivis, tous gérés par le SESSAD, transport compris.

Non, c’est PetitPépin et Schtroumpfette pour qui j’étais inquiète.

PetitPépin a fait sa rentrée en petite section. Grande étape. Sauf que…. il n’était pas vraiment propre. Et pas forcément très motivé de quitter le confort de la crèche.
Les premiers jours ont été compliqués. De nombreux « accidents », des difficultés à faire la sieste et un comportement assez speed.
Le soir, il était infernal car épuisé.
Depuis octobre, il reste jusqu’à après la cantine, et reviens à la maison faire la sieste.
Cela a amélioré les choses.

Ce qui est étonnant, c’est qu’au centre aéré, il n’a aucun souci de propreté ni de sieste.

Bref, maintenant, ça va mieux. Il est ravi d’aller à l’école, content d’y « travailler », bref, un petit garçon bien dans ses chaussures. Et qui ira certainement à la rentrée de janvier à l’école toute la journée.

Sur le chemin de l'école
Sur le chemin de l’école, trop content de pouvoir enfin utiliser son parapluie

Pour Schtroumpfette, la rentrée en 6eme a été bien plus compliquée.
L’an passé, on nous exhortait à arrêter l’AVS. Après avoir bataillé, la MDPH nous a « généreusement » attribués 12h par semaine… jusqu’en décembre. Dans l’idée inavouée de nous montrer qu’elle n’en avait pas besoin contrairement à ce qu’on leur disait.

A la rentrée, point d’AVS. Et aucune AVS pour les 3 autres élèves de 6ème qui en ont besoin.
En tout, dans l’école, seuls 5 enfants ont des attributions. 4 se sont retrouvés sans leur accompagnement.
Sympa non.

Bref, je vous passe le moment où j’ai pété un câble et pleuré devant ce énième bâton dans les roues de la scolarité de ma fille….
Dès le lendemain, j’envoyais une mise en demeure à différents acteurs concernés, tout en les interpellant sur facebook et twitter.
Et une fois encore, la magie des RS et de la peur de la justice a été efficace car 48h plus tard, l’AVS était là. Pour 2 des enfants.
Re-appel à l’inspection académique en montrant les crocs : Non, je ne me contenterais pas du fait que ma fille a son accompagnement. 2 autres enfants attendent.
Le lundi, tous les enfants avaient leurs AVS.

Quel dommage de devoir montrer les dents, tempêter, menacer pour que nos enfants soient respectés dans leurs droits.
Une perte de temps pour nous, pour les enfants. Une fatigue morale et physique. Tout le monde est perdant avec cette problématique annuelle.

Depuis, elle s’adapte, cahin-caha. C’est difficile la 6eme, les changements de classe, de professeurs. La gestion des devoirs, des cahiers, du cartable et du casier.
Elle galère. Les résultats scolaires n’en pâtissent pas trop, heureusement.

Mais avoir fait le choix du privé pour l’accueillir a été une très bonne idée car nous sommes face à une école investie, bienveillante et motivée à s’adapter au maximum aux difficultés de ma fille.
Déjà 3 réunions pour évoquer les difficultés, et trouver ensemble des idées pour faciliter la scolarité de Schtroumpfette.

Et, à la dernière ESS, le couperet tombe : tout le monde est d’accord qu’elle s’adapte bien même si c’est difficile, que niveau scolaire, ça suit très bien. Mais que l’AVS est indispensable pour l’aider.

Ce n’est pas comme si on leur avait dit et répété, l’an passé, hein…

Du coup, le collège et l’enseignante réfèrente ont été plus que d’accord avec notre demande de renouvellement de l’AVS pour aller jusqu’à la fin de l’année et, dans l’idéal, jusqu’à la fin de 5eme.

Les choses se sont mis place pour tout le monde même s’il y a encore des adaptations à faire parfois.

Et moi, dans tout ça ?

Et bien, j’avais trouvé un poste fin juin. En CDI à temps complet. J’y croyais. Mais les multiples absences et obligations à cause des prises en charge des deux enfants et problèmes d’AVS de ma fille ont montré que je me leurrais.
Impossible de concilier tout cela, et en continuant, c’était au détriment du bien-être et des suivis de Schtroumpfette et Tisinge.

Mon employeur l’a bien remarqué et a décidé, malgré mes bons résultats, de ne pas donner suite. Je me suis donc retrouvé au chômage mi septembre.

J’avoue avoir eu des sentiments ambivalents. Le soulagement de n’être plus écartelée entre le professionnel et le familial. De pouvoir enfin souffler et ne plus avoir l’impression d’être épuisée (aujourd’hui encore, je n’ai pas récupéré totalement de cette période de 3 mois qui a été très intense physiquement, moralement et sur le plan de l’organisation.
Mais j’ai aussi sévèrement déprimé de me retrouver encore une fois sur le banc de touche, isolée et à la maison.

Ce qui m’a aidé, c’est qu’il a fallu que j’aide des proches et que cela a mobilisé beaucoup de mon temps et de mon esprit. D’autant qu’en parallèle, je continuais à postuler à des offres d’emploi.

Depuis une semaine, je travaille à mi-temps, seulement le matin, en CDD, pour un remplacement de congé maladie.
Dans ma branche. Et clairement, c’est le rythme idéal finalement, même si ça ne suit pas trop financièrement.
J’espère pouvoir trouver par la suite un autre poste avec le même style d’horaires. On verra.

Bref, l’un dans l’autre, le bilan est pour l’instant plutôt positif, hormis sur le plan professionnel.
Espérons que ça change rapidement !

Et vous, la rentrée ?

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