Oui, j’aime bien les chiffres.
C’est ironique, je suis une brèle en math (genre 5 de moyenne, hein, quand je dis brèle, c’est pire que cela)

Mais là, je voyais pas quel autre titre mettre, en vrai ^^

Aujourd’hui, j’ai 33 ans.

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Qu’est-ce que cela me fait ? La même chose qu’à 30 ans : rien.

En vérité, je ne me vois pas vieillir. Parfois, quand je me regarde de loin, j’ai l’impression d’être une gamine encore par bien des côtés.

Pas la gamine que j’étais à 20 ans, non. Je n’ai jamais été une enfant de par les épreuves traversées.

Ce n’est que maintenant que je m’autorise à vivre un peu égoïstement, comme l’ado que j’aurais aimé être : claquer trop d’argent dans des fringues, passer des heures au téléphone avec les copines, langue de puter devant certaines émissions, lire des romans à la con…

Pourtant, j’ai trois enfants. Je devrais me sentir plus âgée, plus maman. Et pourtant, souvent, quand je me croise au détour d’un miroir, d’une vitrine, entourée de ma marmaille, j’ai l’impression d’être une enfant entourée d’enfants, de n’être que la baby-sitter.

Impression parfois renforcée par les réflexions de certaines personnes que je croise au parc ou à l’école et qui me prennent pour la nounou de mes loulous.

Pourtant, j’ai l’impression que, physiquement, je fais mon âge. Pas plus jeune ni plus vieille, non. Pile mon âge.

 

Je ne me vois pas vieillir parce que je ne me sens pas vieillir.
En prenant de l’âge, je n’ai pas l’impression de vieillir, mais plutôt de grandir, encore, de gagner en maturité, en sagesse et en calme.

À 33 ans, je me sens plus épanouie et heureuse que jamais je ne l’ai été .

J’ai accepté de ne pas être parfaite, autant physiquement que moralement.
J’ai accepté d’avoir des défauts et de vivre avec.
J’ai appris à m’aimer et à aimer la femme que je renvoie chez les autres, et je me rends compte que les autres me renvoient une image qui me plaît plus que jamais.

À 20 ans, j’étais une gamine trop vite grandis, pleine de noirceurs et de colères cachées.
À 25 ans, j’étais une gamine trop focalisée sur ce que je n’avais pas, sur ce que je n’aurais pas.
À 30 ans, j’étais une gamine mère de trois enfants souvent débordée par sa propre vie
À 33 ans, je suis cette femme enfant qui s’assume et qui assume ces envies.

Les chiffres ne m’effrayent pas. Même pour mes enfants. J’aime les voir prendre de l’âge, deviner dans leurs façons d’être les ados et adultes qu’ils deviendront.

Je n’ai jamais eu le blues de l’année de plus.
Je n’ai jamais pleuré pour leur rentrée des classes.
Je n’ai jamais appréhendé de vieillir.

Et je me souhaite que cela dure.
Je me souhaite d’arriver à 40 ans, encore plus heureuse et épanouie que maintenant.

Je n’ai pas peur. J’ai encore envie de grandir !

Crédit photo : telemaniac.free.fr

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